Je suis en faveur de la décriminalisation dans un certain contexte et dans un environnement précis. Et je reste convaincu que la réflexion sur le sujet doit se faire avec les juristes, dont le bureau du DPP.
Depuis 1986, la Dangerous Dugs Act fait provision pour l’injonction thérapeutique où, au lieu de la prison, des accusés peuvent être envoyés vers des centres de traitement par la Cour. Cette charge apparaît cependant dans le casier judiciaire de la personne.
Nous aurions pu réfléchir à la mise sur pied d’une commission pour étudier les cas référés par le DPP pour décider si, dans les affaires de drogues, une personne doit être emprisonnée ou encadrée, selon le cas. Si l’individu ne correspond pas aux critères établis, il sera alors envoyé en Cour pour condamnation, et cette mesure pourrait être appliquée pour les trafiquants. S’il s’agit des consommateurs de drogues seulement, la prison n’est pas le lieu indiqué pour eux.
Par ailleurs, la décision de prendre de la drogue est un choix qui appartient à l’individu et c’est une démarche personnelle. Mais cette décision peut avoir impact direct sur la société si elle conduit la personne à avoir un comportement dérangeant ou criminel.
Il est aussi important pour la société de proposer un programme de prévention à tous. La décriminalisation s’accompagne d’une série de mesures et la mise à disposition de ressources pour être efficace.