J’écris cet article pour faire part de mon indignation quant au traitement que mes proches et moi avons subi lors d’une récente visite à un centre de santé des Plaines-Wilhems par un médecin cardiologue. Ma mère avait été admise le même jour pour une angioscopie au département cardiaque de cet établissement. Cet examen avait malheureusement révélé un blocage important et nécessitait une intervention chirurgicale quasi immédiate. Ce que je déplore c’est la façon dont cette situation nous a été présentée. Je déplore l’attitude et l’approche du médecin cardiologue qui suivait le dossier médical de ma mère depuis quelques semaines et qui avait pour tâche ce jour-là de nous annoncer qu’elle devait subir dans les plus brefs délais une opération à coeur ouvert.
Je qualifie de méprisante, humiliante, odieuse et inacceptable l’approche de ce cardiologue lorsqu’il est venu nous informer que l’état de santé de ma mère était jugé très préoccupant et qu’elle serait transférée d’urgence vers un autre établissement pour son opération.
Pour commencer, l’attente pour pouvoir s’entretenir avec le cardiologue était très longue. Lorsque nous avons fait part de nos inquiétudes en posant des questions quant aux risques qui seraient liés à cette intervention sachant que ma mère a plusieurs complications de santé en plus de la maladie cardiaque, les réponses ont été, je cite « soit ou fer li, soi ou pa fer li, gete ou aster… » ou même « Be kifer inn al fer ene angio, aster ou pa le li opere, sa ve dir ou inn fer moi perdi mo letan… »
C’était une décision très difficile à prendre pour mes proches et moi car il y a 7 mois de cela, mon père est décédé des suites de conditions de santé similaires. Ce que le cardiologue a trouvé à dire pour nous rassurer, c’était « Ou papa fek mort. Be nou tou pou pas par la, ou koir ou pa pou mor ou, mosi mo pou mor… » Il a répondu de façon indifférente et peu rassurante et lorsqu’il a constaté que nous étions anxieux et indécis, il nous a dit « si bann-la trouve ki ou pe per, zot pou bien kontan, zot pa pou fer loperasion-la, zot pou asize pandan troi zer tan… »
Un médecin est un professionnel et incarne une profession vouée à soulager, à conseiller, à consoler et accompagner un patient. A côté de chaque patient, il y a des enfants, des maris, des femmes, des proches, des membres de la famille qui cherchent à s’informer, à être rassurés et respectés surtout dans des situations urgentes telles que celle mentionnée. Il est également de son devoir de professionnel de santé de conseiller, de rassurer, d’informer ces personnes qui accompagnent et qui ont à leur charge cette personne malade. Il n’est pas de son devoir de les bousculer ou de les terroriser.
Ce genre d’attitude ne fait pas de mal seulement aux proches des patients, mais aux médecins authentiques, nombreux mais silencieux, qui font leur travail de leur mieux. Ce genre d’attitude compromet la bonne délivrance des soins par les médecins respectables et dévoués.