L’Université de Maurice (UoM), en collaboration avec le Campus numérique francophone (CNF) de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), a organisé hier un séminaire sur le logiciel libre à l’amphithéâtre Paul Octave Wiehe à Réduit. Cette rencontre, ayant pour thème « Logiciel libre et perspectives d’emploi », avait pour objectif la sensibilisation des jeunes à l’utilisation des logiciels libres.
Les logiciels libres, comme le système d’exploitation Linux, se différencient des logiciels propriétaires, telle que Microsoft Windows, par leur utilisation et distribution. Leur utilisation, étude, modification et duplication en vue de diffusion sont permises, techniquement et légalement, afin de garantir certaines libertés à l’utilisateur. D’autres exemples connus de logiciels libres sont le navigateur web Mozilla Firefox, la suite bureautique LibreOffice, le serveur HTTP Apache et les gestionnaires de base de données MySQL, PostgreSQL, et tout récemment, le système d’exploitation Android de Google. De grandes entreprises comme Google, Facebook, Twitter, IBM et Amazon ainsi qu’une grande majorité des startups utilisent le logiciel libre afin d’en tirer un avantage concurrentiel.
Le séminaire devait mettre l’accent sur les efforts de quelques jeunes mauriciens qui utilisent les logiciels libres au coeur de leurs entreprises et partageront leurs expériences de création entrepreneuriale. Parmi les différents thèmes abordés lors du séminaire : les attitudes et aptitudes requises pour réussir ; le modèle d’affaires des entreprises fondées sur les logiciels libres par rapport aux solutions traditionnelles ; comment le succès d’un projet impliquant les logiciels libres dépend de l’écosystème mis en place autour de celui-ci, les procédures de démarrage d’une entreprise informatique utilisant les logiciels libres.
En réunissant la communauté diversifiée qui constitue l’écosystème du logiciel libre, ce séminaire est une véritable plateforme qui cible les responsables informatiques désireux d’apprendre comment tirer profit du logiciel libre au sein de leurs entreprises, les responsables politiques et de la société civile, toute personne ayant une connaissance ou non en informatique et, intéressées par le logiciel libre, comme Linux et Android, et aussi les universitaires intéressés à contribuer au développement du logiciel libre.
Pour plus d’informations, une visite sur le site http://cse.uom.ac.mu/oss/oss2012.shtml s’impose.