Le Board of Investment estime qu’il y a un nombre croissant de multinationales qui considèrent activement Maurice comme base de leurs activités régionales et affirme que le lancement, dans le courant de 2012, de l’Africa Centre of Excellence for Business est un soutien à la stratégie nationale de mettre Maurice au premier plan de l’investissement en Afrique.
Dans le dernier mensuel pour 2012 émis par l’agence de promotion de l’investissement, le directeur général, Ken Poonoosamy, se dit confiant du rôle que Maurice est appelée à jouer en tant que « plateforme de prédilection pour l’investissement, les affaires et le commerce en Afrique ». Il souligne qu’il y a un intérêt accru de la part des sociétés ou investisseurs étrangers pour l’utilisation de la plateforme mauricienne en vue de structurer leurs investissements en Afrique. Ken Poonoosamy observe que plus de 50 % des nouvelles structures mondiales créées à Maurice (notamment dans le secteur du global business) sont tournées vers l’Afrique. « L’Afrique a été en première position à l’ordre du jour de 2012. Et cela ne changera pas car les investisseurs mondiaux cherchent de plus en plus à explorer des possibilités sans précédent qu’offre cette dernière frontière », écrit-il.
Ken Poonoosamy annonce que le BoI se propose, à l’avenir, de sensibiliser davantage les opérateurs économiques globaux à s’implanter à Maurice et à prendre avantage, entre autres, des dispositions attrayantes annoncées dans le discours du budget 2013 et concernant les incitations accordées aux entreprises de fabrication opérant dans le port franc et ciblant le marché africain. Le BoI compte également promouvoir le concept de Regional Headquarters & Regional Treasury Centre auprès des opérateurs étrangers.
« Tout en étant engagés dans la mise en place et le maintien d’un climat d’investissement généralement favorable, nous avons identifié les tendances actuelles de l’industrie aussi bien que celles de l’avenir qui pointeraient vers une croissance économique forte », indique M. Poonoosamy. Le BoI, poursuit-il, prépare déjà sa campagne de marketing pour 2013 et veut pénétrer de nouveaux marchés (Chine, Inde, Extrême Orient et Moyen Orient) tout en consolidant les marchés traditionnels (Europe et États-Unis, entre autres).
Passant en revue la situation concernant les investissements directs étrangers (IDE) en 2012, Ken Poonoosamy, tout en évitant d’avancer un montant indicatif, fait ressortir que « lorsque l’on compare les IDE engagés aux flux réels, nous constatons que nous avons reçu des investissements dans divers secteurs, à savoir le développement hôtelier et l’immobilier, la santé, l’éducation, l’agro-industrie, les produits de la pêche, le port franc et les services financiers ». Cependant, précise-t-il, les flux les plus importants ont été canalisés vers l’industrie manufacturière, le port franc, la santé, les services financiers et la recherche. Le directeur général du BoI remarque que « l’investissement étranger dans l’économie mauricienne demeure très significatif avec un effet multiplicateur de production estimé à 1,5 en moyenne ».
Parlant de certaines réalisations, Ken Poonoosamy se réfère plus particulièrement au résultat obtenu par le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) qui, a-t-il fait ressortir, a accueilli l’année dernière près de 100 nouvelles entreprises et a enregistré une croissance de 5,3 % au niveau des emplois. « Le récent rapport publié par le Groupe Everest confirme que Maurice demeure une destination privilégiée pour les activités liées aux TIC. L’île est de 30 à 40 % plus compétitive que l’Europe de l’Est et 10 à 20 % plus compétitive que l’Afrique du Nord, avec un avantage particulier en ce qui concerne les activités bilingues », rapporte-t-il.
Le développement du tourisme médical est également souligné, cela en dépit de la stagnation du tourisme haut de gamme. Le nombre de patients étrangers faisant le déplacement à Maurice pour un traitement a franchi la barre des 20 000, soit une augmentation de 70 % par rapport à 2011.
Parlant des activités en interne, M. Poonoosamy déclare que le BoI a eu à revoir ses processus et que « les nuages qui avaient momentanément éclipsé nos efforts ont finalement été chassés par notre persévérance en vue d’améliorer le climat d’investissement et de rationaliser le système pour la facilitation des affaires ». Ces efforts, ajoute-t-il, ont été récompensés par l’amélioration du classement de Maurice (de la 24e à la 19e place) dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale.