Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui procédait hier à l’inauguration du 11e sommet de l’Islamic Financial Services Board, a insisté sur le fait que l’arbitrage international restera sous le contrôle du gouvernement. Il a critiqué ceux qui veulent s’approprier son initiative en vue de la création d’un centre d’arbitrage international à Maurice. Il s’est dit confiant que le gouvernement soit disposé à développer davantage l’industrie des services financiers islamiques dans l’île.  
Navin Ramgoolam a rappelé que c’est à son initiative que Maurice a été en mesure de mettre en place un centre d’arbitrage international avec un représentant du centre international d’arbitrage de La Haye basé en permanence à Maurice. « We went to great lengths to achieve this and now some are trying to hijack it – those who did nothing for over 2 decades now see the lucrative side of it and want to take over international arbitration. Like the communists credo : you create wealth and we take it. No Sir, I won’t allow this.  They can do local arbitration but not international arbitration. We need to ensure that we become an international arbitration centre of repute », a-t-il lancé.
Dans son discours de circonstance, Navin Ramgoolam a aussi réitéré l’engagement de Maurice dans la promotion du service financier islamique pour le continent africain, comme cela a été le cas pour les secteurs agricoles et manufacturiers. Pour lui, il y a un intérêt croissant dans les investissements responsables, tant sur le plan éthique que social. « C’est cela qui est à l’origine du succès des services financiers islamiques. » Il a aussi expliqué que Maurice fait tout le nécessaire pour créer un environnement propice pour le développement des services financiers islamiques. C’est une occasion pour Maurice de s’imposer comme un pont menant à l’Afrique, dit-il.  
Rundheersing Bheenick, gouverneur de la banque de Maurice, a fait mention de l’environnement changeant du secteur financier. « The crisis also heightened the awareness of the resiliency of Islamic finance, as well as its role as ethical and socially responsible investments », a-t-il dit, avant d’insister sur le fait que des précautions doivent être prises pour que « la complaisance ne s’installe pas ». Jaseem Ahmed, secrétaire général de l’IFSB, a noté la croissance rapide de la finance islamique dans le monde au fil des ans dans le cadre de l’Islamic Banking Sector. Il a observé que les nouvelles possibilités incluent l’expansion de l’industrie des services financiers islamiques. « In the aftermath of the global financial crisis the issues of financial and social stability are increasingly viewed as being interconnected », a-t-il dit. Et d’insister sur l’importance des institutions régulatrices. Le sommet, qui est marqué par une série de conférences animées par des experts internationaux en matière de finances islamiques, prend fin aujourd’hui.