Il y a tout juste trois semaines que les résultats du Higher School Certificate (HSC) sont tombés. Depuis, les détenteurs du HSC ont eu l’occasion de visiter plusieurs salons en vue d’aborder le choix des études supérieures à l’étranger. Après les salons de l’Overseas Education Centre (OVEC) en collaboration avec la Mauritius Commercial Bank (MCB) et The Mauritius International University Career Expo, organisé par le Rotary de Grand-Baie, la University of Mauritius (UoM) a organisé des portes ouvertes du 24 au 26 février, de 09h30 à 15h45 à l’Auditorium Paul Octave Wiehe. Pour tirer un maximum de profit des salons destinés aux Études supérieures, l’on vous propose quelques pistes.
Il y a tant de salons pour l’orientation des jeunes, qu’on pense pouvoir tout y trouver. Attention, toutefois : si un salon est un lieu d’information privilégié, on ne peut tout en attendre… surtout si l’on n’a encore aucune idée d’orientation. Cela ne vous dispense donc pas de faire des recherches sur internet, de visionner des vidéos de métiers, de discuter de vos choix avec vos enseignants, vos camarades ou vos parents, de faire un stage d’observation, de lire des guides ou des magazines spécialisés. Peut-être même de rencontrer un coach ou un orientateur qui vous aidera à cerner vos motivations profondes. Car plus vous multiplierez les sources d’information, plus vous y verrez clair et pourrez profiter des rencontres sur un salon.
Le grand avantage de ces évènements est qu’on peut y rencontrer des spécialistes de tous les types d’études, ce qui n’est pas le cas dans votre établissement. De nombreux salons proposent un stand où l’on peut rencontrer des professionnels. Ils sont là pour vous faire découvrir une activité ou un secteur. C’est l’occasion de leur poser vos questions. On peut y faire des rencontres très riches, mais encore faut-il savoir vers quel stand se diriger et quelles questions poser.
Il existe des pistes à suivre.
Préparez votre salon
Il faut regarder la liste des exposants et le programme du salon au préalable. Sur la liste des exposants, recherchez les représentants des métiers ou des études qui vous intéressent. Notez leur nom (le lieu du stand pour gagner du temps) ainsi que les questions que vous vous voudriez poser. En arrivant, vous allez directement sur les stands qui vous intéressent le plus : vous économisez du temps et de l’énergie. La première erreur, c’est donc d’arriver les mains dans les poches alors qu’il faut préparer sa visite. Quel est le secteur qui vous intéresse ? Vous devez y réfléchir avant bien sûr. Et si possible, avoir commencé à vous documenter sur les filières et les universités qui pourraient vous convenir.
Sur un stand du salon, posez vos questions. N’ayez pas peur; trop d’étudiants n’osent pas poser leurs questions ou écoutent sagement la présentation des exposants sans approfondir. En l’occurrence, ne soyez pas timide : posez les questions qui vous préoccupent, exposez votre cas, échangez sur vos doutes et vos espoirs. Et n’hésitez pas à poser de nombreuses questions sur les débouchés, les salaires à la sortie, ou de demander à votre interlocuteur quel a été son propre parcours.
Pour éviter l’épuisement
– Évitez le dernier jour, surtout le dimanche où l’affluence est toujours grande. Si vous le pouvez, visez les jours en semaine ou les matinées, plus calmes.
– Si vous allez au salon avec un(e) ou des amis, ne restez pas tout le temps ensemble, sauf si vous voulez faire la même chose, car cela vous fera perdre du temps.
– La présence de vos parents est souvent utile lors d’une première visite, et cela vous permet de discuter avec eux. Mais vous pouvez aussi y aller seul(e): cela vous permet d’apprendre à vous présenter, à poser vos questions… une façon de prendre en main votre avenir.
Après le salon : ce n’est pas fini
La visite d’un salon n’est qu’une étape — importante sans doute — dans votre choix d’études ou de métiers, mais ce n’est qu’une étape. Il faut en effet continuer à bâtir votre projet. Vous rapportez de la documentation, plus ou moins abondante. Prenez le temps de la trier et de l’étudier. Notez dans votre agenda les dates des journées portes ouvertes où vous voulez aller. Si votre choix d’orientation est fait, concentrez-vous sur les démarches d’inscription nécessaires. Sinon, continuez à réfléchir, à discuter avec des adultes, des enseignants, des amis, à faire des stages, et pourquoi pas, visez un autre salon. Une chose est sûre : c’est vous et vous seul qui pouvez déterminer votre projet.
Choisir son métier
Si certains choisissent de se rendre à l’Université une fois leur HSC en poche, d’autres s’accorderont une année sabbatique avant d’entamer des études supérieures. Ils préféreront se trouver un travail, le temps de bien définir leur objectifs professionnels. Là encore, il est important de bien choisir son orientation professionnelle. Quelle est la bonne approche ?
Le meilleur avenir professionnel de tout jeune est de trouver sa voie. Car il est indéniable que c’est en étant épanoui et heureux dans son travail que l’on est performant. L’évolution professionnelle devient alors possible et intéressante.
Mais trouver sa voie ne se fait pas sur un claquement de doigts. Il faut pour cela une approche méthodique.
Établir une liste de valeurs
L’erreur souvent commise est de se dire : « quel métier je voudrai exercé? » La réponse est impossible pour un jeune de 18 ans car c’est une question concernant un environnement qu’il ne connaît pas encore: le monde du travail. La bonne approche est de s’interroger sur le contenu du métier. C’est alors se poser la question du type : « qu’est-ce qui est important pour moi dans un métier? ». Quels sont les éléments importants qui doivent être présents pour que je puisse m’épanouir dans un métier?
La réponse à cette question peut se faire par une liste de 10 à 15 éléments maximum. Voici un exemple :
– Être dans la nature
– Aider les gens / faire une contribution
– Avoir un environnement professionnel où je suis en contact avec le public
– Etre indépendant (pas à avoir de rendre de compte à un chef)
– Etre proche de mon domicile
– Pouvoir évoluer avec des perspectives de carrières
– Un salaire confortable (montant à préciser)
Cette liste est en fait une liste de valeur. Bien sûr celle-ci liste reste imparfaite et ne reflète pas tout de suite les aspirations profondes. Mais c’est un début. La réflexion, la quête sont enclenchées et c’est cela qui compte.
Connaître les différents métiers sur le terrain
Il faut confronter cette liste à la réalité du terrain et essayer d’identifier des métiers qui correspondent à un maximum d’éléments. La première étape est de rencontrer des professionnels à l’occasion de salon de métiers et de l’orientation par exemple. L’objectif est de poser les questions sur leur métier par rapport à la liste de valeurs établie. Par exemple : « est-ce que dans votre métier vous êtes indépendant ? Comment devez-vous rendre des comptes à votre hiérarchie? Ainsi la rencontre est bien plus efficace est productive. Quelques métiers commencent à se dégager. Le plus souvent c’est aussi de découvrir des métiers dont on ignorait l’existence même. La deuxième étape est de connaître les métiers en les pratiquants par des stages, notamment.