Même si Maurice a amélioré son rang au classement des Jeux du Commonwealth, soit la 27e place comparativement à la 32e lors de la dernière édition, le ministre de la Jeunesse et des Sports estime que certaines fédérations n’ont pas été à la hauteur. Lors du debriefing sur cette échéance, hier au NPF Building à Rose-Hill, Devanand Ritoo, mis en présence du rapport des Jeux, n’a pas été tendre envers notamment les dirigeants du judo, de l’haltérophilie et du cyclisme.
Concernant le judo, le ministre s’est insurgé contre le fait qu’Annabelle Laprovidence a dû se rendre à la pesée sans être accompagnée de son entraîneur et d’un dirigeant. De plus, il a dit son exaspération que la judokate s’est retrouvée livrée à elle-même à l’issue de la compétition, alors que les représentants de sa fédération avaient déserté le Village des Jeux.
Concernant l’haltérophilie, il soutient que la fédération devra assumer ses responsabilités. « C’est incroyable. D’un côté l’entraîneur national avance que ses athlètes y ont participé pour le plaisir et de l’autre les athlètes soutiennent qu’ils n’ont pas obtenu la préparation adéquate ».
S’agissant du cyclisme, Devanand Ritoo estime que ses dirigeants n’ont pas assumé leurs responsabilités en quittant le Village des Jeux et en disparaissant dans la nature. Argument que Norbert Froget (dirigeant) a réfuté. Néanmoins, le fait que la majorité des représentants mauriciens dans cette discipline ont été overlapped et le fait que certains documents n’ont pas été soumis n’a pas été à la satisfaction du ministre.
En revanche, ce dernier a accordé une mention très bien à la boxe, notamment au médaillé d’argent Kennedy St Pierre. « Il a sans doute beaucoup appris de ses stages à Cuba et à Sheffield, et a abordé la compétition avec un mental extraordinaire ». Il a également souligné la bonne prestation des représentants locaux en athlétisme, natation, squash, tennis de table et badminton. Tout en faisant remarquer que la concurrence était rude dans ces deux dernières disciplines.
Par contre, il a qualifié la prestation des lutteurs de « moyenne » et s’est réjoui du fait que trois handisportifs soient parvenus en finale et ont réalisé leurs meilleures performances. Mais le ministre s’est interrogé quant au rôle de David Bardi, officiellement chef de délégation au niveau du triathlon mais qui, à son avis, n’a pas assumé son rôle. Ce qui aurait selon lui créé des problèmes.
Devenand Ritoo s’est également dit déçu quant à la performance du capitaine de la délégation mauricienne, le lutteur Gilbert Émilie. « À l’avenir, il faudra faire confiance à un capitaine plus méritant et expérimenté », a-t-il souligné. En général, il s’est demandé s’il valait la peine que certains sportifs se soient déplacés dans le cadre de cette compétition. « S’ils étaient certains de faire de la figuration, nous aurions investi cet argent dans la préparation des Jeux des îles ».
De ce fait, il a exhorté les dirigeants à assumer leurs responsabilités et à faire preuve de plus de discipline et de ponctualité. Dans ce contexte, il a fait montre de sa désapprobation sur le fait que rien que cinq à six fédérations ont soumis leur rapport des Jeux du Commonwealth dans les délais prescrits et que seules deux fédérations ont respecté la période moratoire de six mois afin d’être en conformité avec la Sports Act, qui a été promulguée le 14 janvier dernier.