Trois des quatre fédérations – à l’exception de la lutte – qui participeront aux VIIes Jeux de la Francophonie,  du 6 au 15 septembre prochain, à Nice en France, ont tous soumis les noms de leurs sélectionnés. Ces noms ont été envoyés vendredi au CIJF (comité d’organisation des Jeux de la Francophonie) par le responsable du dossier national, Ram Lollchand. Hormis l’athlétisme, le CIJF donnera son avis sur les noms soumis en judo, tennis de table et lutte et selon Ram Lollchand, d’ici un mois, Maurice aura la confirmation des athlètes retenus dans ces trois disciplines.
Ram Lollchand a d’emblée déclaré que la participation aux Jeux de la Francophonie est basée sur la méritocratie, le potentiel des athlètes et à ceux qui satisfont aux minima. Il a du reste précisé que les critères ont tout le temps été ainsi et ce, depuis l’organisation des premiers Jeux en 1989 au Maroc. « Les participants doivent obligatoirement avoir le niveau requis pour être éligibles à participer aux Jeux. C’est une exigence du comité organisateur, afin de donner un certain niveau à ces Jeux. J’ajouterai que les inscriptions se font désormais en ligne et que les responsables nationaux ont un espace personnel sur le site du comité organisateur pour faire le nécessaire », a expliqué Ram Lollchand.
Ce dernier a ainsi ajouté qu’en athlétisme, les athlètes aspirant à faire le déplacement à Nice en septembre doivent obligatoirement réaliser les minima. A ce stade, six athlètes ont déjà accompli leur mission, à savoir Fabrice Coiffic (100m et 200m), Elvino Pierre Louis (disque), Guillaume Thierry (décathlon), Jérôme Caprice (5 km marche), Annabelle Lascar (800m) et Jessika Rosun (javelot). A part ces six athlètes, 17 autres  ont été identifiés comme faisant partie de la présélection. Ces noms ont d’ailleurs été communiqués à Ram Lollchand par l’AMA (Association mauricienne d’Athlétisme) il y a un peu plus de deux semaines. Ils ont jusqu’à juin prochain pour réaliser les minima.
Christiane Legentil de la partie
En judo, quatre noms ont été soumis par la FMJDA (Fédération mauricienne de Judo et des Disciplines Assimilées). Ceux retenus sont Sarah Sylva (-57 kg), Christiane Legentil (-52 kg), Annabelle Laprovidence (+78 kg) et Pascal Laurent (-66 kg). Comme l’exigent les règlements des Jeux, ces judokas doivent avoir réalisés des performances significatives au niveau continental, afin d’être éligibles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Christiane Legentil, 7e mondiale à l’issue des derniers Jeux olympiques, devrait être retenue sans aucun problème. Qui plus est, la sportive de l’année 2012 a été médaillée de bronze lors des Championnats du Commonwealth, l’année dernière, à Cardiff, au Pays de Galles.
Sarah Sylva a, elle, décroché l’argent à Cardiff et le bronze aux Championnats d’Afrique juniors, alors qu’Annabelle Laprovidence a décroché la médaille de bronze aux Championnats d’Afrique, au Maroc. Le seul à ne pas avoir de performance continentale demeure Pascal Laurent. A son palmarès figure uniquement sa médaille d’or aux Internationaux de La Réunion. Reste maintenant à savoir si le CIJF acceptera sa participation après consultation avec la fédération internationale. Car comme l’a souligné Ram Lollchand, dans le cas du judo, du tennis de table et de la lutte, le comité organisateur consultera les fédérations internationales avant de se prononcer sur les listes émises par les pays participants.
En tennis de table, l’AMTT (Association mauricienne de Tennis de Table) avait soumis les noms de deux filles et trois garçons, à savoir Déborah Wong, Widaad Gukhool, Thierry Pantoise, Warren Li Kam Wa et Akhilen Yogarajah. La fédération a confirmé les noms des deux titulaires (un garçon et une fille) et de deux réserves vendredi en début d’après-midi. C’est ainsi que Widaad Gukhool et Akhilen Yogarajah ont été retenus, alors que Déborah Wong et Warren Li Kam Wa seront comme réserves,juste en cas où  de non-participation des sélectionnés.
D’autre part, Ram Lollchand a précisé que chaque fédération a droit à un accompagnateur pour chaque sept athlètes qualifiés. L’accompagnateur peut être un entraîneur, un président de fédération ou un membre de la fédération, même si la logique veut que ce soit l’entraîneur qui accompagne ses athlètes. Et si une fédération a plus de sept qualifiés, elle a alors  droit à un deuxième accompagnateur. « Cela a toujours été comme ça et parfois, il est bon de le rappeler pour que cela soit bien clair dans la tête des gens. »
Délégation d’une vingtaine de personnes
D’autre part, Ram Lollchand pense que la délégation mauricienne devrait être composée d’une vingtaine de personnes et que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, devrait logiquement être du voyage comme cela a toujours été le cas dans le passé. « L’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) est une organisation qui regroupe tous les Chefs d’État des pays francophones. C’est donc des Jeux où l’État est concerné et de ce fait, je pense que le ministre mènera la délégation », a-t-il fait ressortir.
Pour ce qui est du rassemblement des athlètes, Ram Lollchand a expliqué qu’après avoir soumis la liste des athlètes retenus au comité organisateur, il compte faire suivre cette liste au comité Club Maurice. A partir de là, il prendra contact avec le président de ce comité, nommément Dev Moteea, afin de mettre en place le programme pour soutenir les athlètes dans le cadre de leur préparation. Les deux parties concernées se pencheront ensuite sur le meilleur moment pour rassembler les athlètes et membres qui feront partie de la délégation.
Par ailleurs, notre interlocuteur a avancé que la réunion ministérielle de la CONFEJES (Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie, prévue du 4 au 9 mars prochain, au Niger, permettra aux pays participants de voir plus clair en ce qui concerne l’organisation de ces Jeux. Car un représentant de l’OIF, aussi bien que le secrétaire-exécutif du comité organisateur, feront part des avancées au niveau de la préparation de ces Jeux.