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Si dans le passé, l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) pouvait aspirer à une qualification pour se faire représenter aux Jeux olympiques, en revanche, les données ont beaucoup changé depuis. Comme nous l’évoquions en novembre dernier, se qualifier pour les JO en athlétisme, notamment pour les athlètes issus des petits pays, est désormais devenu une montagne russe à franchir.

La raison: les nouvelles mesures très contestées de l’International Association of Athletics Federations (IAAF) par rapport au système de ranking et aux minima revus à la hausse. L’IAAF réunis a Doha (Qatar) pendant les Mondiaux d’athlétisme, fin septembre-début octobre dernier, est demeurée sur sa position malgré la grogne de nombreux petits pays. Les compétitions sont donc désormais « labellisées », voire haut de gamme, suivant une tendance enclenchée depuis deux ans que les petits pays peinent à suivre. Avec peu de facilités disponibles et étant surtout éloignés des grandes compétitions internationales, ces pays sont donc fortement pénalisés.

D’autre part, on se souvient que Jonathan Drack avait validé sa participation aux JO de 2016 en réalisant les minima de 16m90 au triple saut. À l’époque, il avait battu le record national en 16m96. Pour passer désormais, il faudra être capable de franchir les…17m14. Ce qui demeure pratiquement impossible étant donné que la seule fois où Jonathan Drack a franchi les 17m (17m05), c’était en 2015 à La Réunion, lors des 9es Jeux des Iles de l’océan Indien.

Cette performance n’avait cependant pas été homologuée en raison d’un vent trop favorable. Du coup, les minces espoirs reposent sur le marcheur Jérôme Caprice 76e mondial au 50 km marche. L’AMA a aussi un “silent hope” sur le spécialiste du 400m, Orwin Emilien, lequel est basé aux Etats Unis dans l’Oregon. Il court dans les 45 secondes et les minima sont à 44.90.