« Le certificat de moralité ne fait pas parti des critères pour participer aux JIOI », a affirmé le ministre des Sports, Stephan Toussaint, le mardi 9 juillet, durant les travaux parlementaires.

Cette réponse fait suite à une question du député de l’opposition, Adrien Duval, qui a évoqué le fait que pour les différentes compétitions sportives, aucun certificat de moralité n’est requis. Mais, en ce qui concerne la pension des anciens athlètes, ce document est demandé.

Stephan Toussaint a alors expliqué que « pour qu’un athlète puisse valider sa participation, il doit détenir une licence de sa fédération et, plus important encore, avoir un excellent dossier de ses performances passées ainsi que de maintenir un haut niveau d’autodiscipline ».

Il a ajouté que lorsqu’un athlète détient une license, plusieurs évaluations sont effectuées par sa fédération. « En cas d’indiscipline, l’athlète passe obligatoirement devant un comité de sa fédération. »

Clarification.

Le ministre des Sports a de plus tenu à mettre les choses au clair concernant le State Recognition Allowance Scheme aux athlètes retraités. « Ceci n’est pas une pension mais une allocation », précise t-il.

Selon les critères de ce scheme, le bénéficiant doit être de nationalité mauricienne, âgé d’au moins 35 ans et ne devrait plus participer à des compétitions locales ou internationales. « Si l’athlète decide de bénéficier de ce scheme, ce dernier ne doit plus participer aux compétitions et donc ne possède plus de licence émise par sa fédération ».

Le ministre des Sports a affirmé de ce fait que l’état doit prendre toutes les précautions nécessaires afin de savoir si la personne n’a pas de problème quel qu’il soit avec la justice.

« Dans ce scheme, le bénéficiaire reçoit une somme d’argent et est également appelé à devenir sport ambassador. Tel est le cas avec une série d’anciens athlètes qui font en ce moment la tournée des écoles dans le cadre des JIOI. Il faut des personnes « korek » pour cela”.

Soulignons le cas de Stephane Buckland, ancien spécialiste du 200m, qui avait refusé de soumettre un certificat de moralité au TFES. La raison : il a catégoriquement refusé “sur une question de principe”.

Il a estimé que c’est “révoltant” de la part de l’Etat, de venir réclamer un tel document, non seulement auprès de lui, mais également auprès de tous ceux qui ont mouillé leurs maillots pour faire honneur à la République de Maurice.