Le Central CID a dressé une liste d’une vingtaine d’individus qui seront questionnés dans le cadre de l’enquête sur la distribution des jus empoisonnés lors de la fête Maha Shivaratree. Les hommes de l’ACP Devanand Reekoye ont pu établir où ont été fabriquées ces bouteilles grâce à un logo.

Les enquêteurs se sont rendus dans une usine à Terre-Rouge où le propriétaire a confirmé que ces récipients proviennent bien chez lui. Toutefois, il devait préciser qu’il ne vend que des bouteilles vides et n’est aucunement responsable de la manière dont les clients les utilisent par la suite. Il a assuré que ses bouteilles sont lavées et qu’il n’utilise aucun produit nocif comme les pesticides. Les limiers ont demandé à voir la liste des personnes qui se sont procuré des bouteilles vides peu avant la fête de Maha Shivaratree. Leurs soupçons sont tombés sur une vingtaine de clients qui seront interrogés sous peu. Entre-temps, l’Information and Technology Unit de la police a pris possession des images de caméra de surveillance de l’usine pour tenter d’obtenir des informations sur la voiture grenat qui aurait été utilisée par le principal suspect pour distribuer les bouteilles de jus empoisonné.

Par ailleurs, les enquêteurs souhaitent recueillir le maximum d’informations concernant l’individu qui avait offert les bouteilles jus à la rue Vandermeersch à Rose-Hill et la route Sivananda à Phoenix samedi soir. Dans cette optique, les Casernes centrales lancent un appel à témoin et demandent à tout individu susceptible de pouvoir les aider, de prendre contact avec la police. De son côté, l’IT Unit de la police a pris possession d’une série d’images CCTV de commerces situés dans les rues précitées et elles sont en cours d’inspection. Entre-temps, le CCID n’écarte pas la possibilité d’écouter à nouveau le président d’une organisation, un homme de 50 ans qui avait rapporté l’affaire à la police.

Étant donné qu’il était pris avec les préparatifs de la fête, les limiers lui ont accordé du temps pour qu’il puisse se remémorer certains détails qui pourraient faire avancer l’enquête. Le quinquagénaire se trouvait près du Centre Indira Gandhi à Phoenix quand un homme lui avait remis 26 bouteilles de jus avant de s’en aller dans une voiture. Un pèlerin en a pris une pour se désaltérer et a alors réalisé qu’une forte odeur de kérosène s’en dégageait. Il a fait part de son étonnement au quinquagénaire, qui de son côté a ouvert deux autres bouteilles avec le même résultat. Finalement, le jus a été envoyé pour analyse au Forensic Science Laboratory (FSL) qui a confirmé la présence de pesticides et de kérosène dans le breuvage.