Le ministère de la Jeunesse et des Sports, par la voix de son Directeur des Sports, Ram Lollchand, a clairement fait comprendre au vice-président de la Fédération mauricienne de Kick-Boxing et des Disciplines Assimilées (FMKBDA), Allan Naraidoo, que le MJS ne fera pas les frais d’un deuxième entraîneur aux Championnats du monde prévus à la fin du mois en Serbie (du 24 octobre au 1er novembre). Cela en se basant sur le « guideline  » qui fait état du déplacement d’un entraîneur seulement dans le cas où sept athlètes sont concernés. Des démarches ont été entreprises auprès des éventuels partenaires financiers pour pallier à ce problème et en cas d’échec, les membres et tireurs sélectionnés cotiseront pour essayer de récolter les Rs 80 000 nécessaires à ce voyage.  
Avant de mettre le cap sur la Hongrie, en mai dernier, pour participer à la Coupe du monde, la FMKBDA s’était retrouvée avec un même problème sur les bras. A la suite de l’intervention du vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier Luc Duval, un billet d’avion avait été obtenu. Cette fois encore, la fédération aura à chercher du soutien, afin qu’un deuxième entraîneur puisse accompagner Burtlan Simisse (-51 kg), Fabrice Bauluck (-54 kg), Boris Brissonnette (-71 kg) et James Agathe (-81 kg) en Serbie.
Selon l’entraîneur national, Judex Jeannot, qui accompagnera le groupe, des démarches ont été entamées par la fédération auprès des sponsors pour réunir la somme requise. Il n’empêche, a-t-il ajouté, que le response n’est pas positif. Au cas où les démarches n’aboutissent pas, une cotisation sera effectuée au niveau de la fédération, aussi bien qu’auprès des sélectionnés pour essayer de récolter cette somme.  » C’est dommage que des athlètes qui défendent les couleurs de leur pays aient à contribuer pour le déplacement d’un entraîneur « , a-t-il déclaré.
Judex Jeannot a précisé qu’avec la participation de plus de 60 pays et de quelque 1000 tireurs, la tâche d’un seul entraîneur à une compétition de cette envergure devient compliquer.  » Lorsque deux entraîneurs se déplacent, l’un doit suivre l’échauffement, donner des consignes, alors que l’autre doit suivre l’ordre de combat. Dans le passé, nous nous sommes retrouvés avec deux combats en même temps et cela n’a guère été évident. C’est pour dire l’importance que deux entraîneurs soient présents dans pareil tournoi de haut niveau », a-t-il fait remarquer.  
Burtlan Simisse sur la bonne voie
Par ailleurs, l’entraîneur national s’est réjoui de la forme des quatre tireurs et des progrès accomplis par Burtlan Simisse surtout. Ce dernier s’était, rappelons-le, gravement blessé à l’orteil et a dû arrêter sa préparation pendant cinq semaines.  » Burtlan était à 56 kg et est actuellement à 52 kg et quelques grammes. Il a beaucoup travaillé et depuis lundi, il a repris avec les autres. Ce qui est très bon signe « , a-t-il expliqué. Sans cet imprévu, Judex Jeannot est d’avis que Burtlan Simisse aurait été difficile à battre. Il n’empêche que le fait que le tireur était nettement en avance sur les trois autres va grandement l’aider.  » Avec cette blessure, Burtlan a accumulé du retard au niveau physique, mais les acquis technique et tactique sont, en revanche, toujours là. Avec les deux semaines de préparation restantes, il sera encore mieux « , a-t-il souligné.
Pour Judex Jeannot, son protégé, médaillé d’argent en 2013 au Brésil, peut réaliser une belle performance à ces mondiaux, au même titre que Boris Brissonnette, et les deux champions du monde Fabrice Bauluck et James Agathe. Il demeure toutefois très prudent, dans la mesure où la compétition s’annonce encore plus compliquée, cette année.  » Devenir champion du monde est difficile et le rester est encore plus difficile. C’est dire que nos adversaires nous attendent au tournant. Mais je reste convaincu que nous avons les moyens de rééditer les performances de 2013 « , a-t-il conclu.