L’Association des commerçants de Beau-Bassin/Rose-Hill a établi une liste de propositions au futur gouvernement afin de répondre à plusieurs doléances. Parmi, l’institution d’une police municipale dans chacune des municipalités, qui aurait pour mission de maintenir l’ordre et faire appliquer les règlements municipaux efficacement.
Les commerçants demandent que les lois, les règlements et les jugements de la Cour soient appliqués rigoureusement dans le cadre d’un renforcement du law and order. Ainsi, tous ceux qui veulent se lancer dans des activités commerciales seraient contraints de louer des emplacements commerciaux disponibles ou d’intégrer les foires/marchés municipaux existants. Une manière directe de mettre fin au commerce illégal.
L’Association réclame également l’agrandissement et la réorganisation de la foire Da Patten en vue de regrouper tous les marchands, y compris ceux d’Arab Town, sous un seul toit dans le cadre du projet de métro léger et l’aménagement d’une deuxième gare routière à proximité desservant spécialement les lignes dont les autobus sont garés le long des rues Maurice Curé, Remono et Gladstone et à côté du stade SGD, aussi bien qu’un emplacement pour les taxis réguliers. Autre demande : la reconstruction du marché de Rose-Hill avec toutes les aménités modernes en vue de protéger et préserver les produits, légumes, fruits, poissons, viandes, afin qu’ils soient vendus dans des conditions des plus hygiéniques et offrir ainsi « un nouveau statut aux opérateurs ».
Les commerçants proposent que la Landlord and Tenant Act soit de nouveau amendée afin que tous les emplacements commerciaux dont les loyers mensuels ont été revus à la hausse suite aux amendements de 2005 soient exemptés de toutes nouvelles augmentations. Poussant l’idée plus loin, ils veulent que les commerçants ou autres opérateurs économiques qui ont dû abandonner leurs emplacements et cesser leurs opérations en raison des augmentations des loyers après les amendements de 2005 et/ou la concurrence déloyale des marchands de rue, soient identifiés et compensés financièrement dans la mesure, expliquent-ils, où ils/elles ont contribué pendant de longues années à la caisse du gouvernement ou des municipalités.
Les Classified Trade Fees devraient être remplacés par des Trade Registration Fees nominaux rien que pour les besoins de contrôle et de réglementation, étant donné que c’est une politique « discriminatoire » envers les opérateurs économiques qui, disent-ils, sont en quelque sorte taxés au préalable pour leur esprit d’entreprise qui vise à créer des emplois et à offrir des services aux consommateurs. Par ailleurs, les commerçants réclament une révision des Trade Fees et des Yearly Market Fees payables par les maraîchers et les occupants des foires, ces taxes étant perçues comme une double imposition. S’agissant des autres frais tels que les tarifs pour la consommation mensuelle de l’eau, de l’électricité ou le paiement d’un line rental fee pour le téléphone fixe offert par Mauritius Telecom, une révision de ces tarifs commerciaux est également réclamée.
La réglementation et le contrôle des activités commerciales ou autres devraient être transférés des collectivités locales à un organisme central spécialisé et un nouveau cadre légal élaboré « en vue de rétablir la ligne traditionnelle de démarcation entre importateurs, grossistes et détaillants », en ce qui concerne les commerces, et constituer un répertoire complet toutes les activités économiques du pays.
Les foires commerciales dites internationales organisées par des étrangers avec la participation d’exposants étrangers et les foires régionales organisées par des locaux à l’occasion des fêtes dans des endroits publics ou privés ne doivent plus être autorisées ou tolérées, disent les commerçants. Enfin, ils veulent qu’un cadre légal moderne soit établi avec l’aide d’experts étrangers, singapouriens de préférence, « dans le but de mieux réglementer tous les aspects du commerce intérieur et donner à ce secteur vital toute son importance au sein de l’économie nationale ».