Le mouvement gothique est apparu entre la fin des années 70 et le début des années 80 en Angleterre et perdure de nos jours, principalement en Europe mais également sous des formes légèrement différentes dans le monde entier. Cette sous-culture est issue des mouvements punk et new wave, s’inspirant du cinéma expressionniste allemand, du fantastique et du roman gothique. Elle se caractérise notamment par une esthétique sombre, macabre, parfois provocatrice. Cette dernière se traduit par un code vestimentaire essentiellement basé sur le noir et les couleurs sombres, souvent accessoirisé avec des bijoux en argent ou des éléments considérés comme mystiques, et perçus, selon les points de vue, comme sexy, provocateur, effrayant ou excentrique.
De manière générale, les goths ne sont pas des gens agressifs, contrairement à l’idée qu’un look noir a affaire avec la violence, la cruauté, etc. Provocateurs par leur look, leurs idées et leur “différence”, les goths sont en général des gens cultivés, calmes, et un peu hautains. Face à l’insulte, les gothiques répondent par la dérision et le dédain. Ils ont le sens de l’humour et du sarcasme. Les gens qui font partie de ce mouvement ont une sensibilité particulière, une façon différente de voir les choses, une attirance pour l’étrange. En général, ils ont ces goûts depuis l’enfance. Ils ont une attirance pour une esthétique différente, souvent sombre, mais trouvent de la beauté là où la plupart des gens ne regardent même pas. Le mouvement goth est avant tout musical et artistique, et ensuite chacun l’apprécie comme il veut. Ce n’est pas une secte, ni une religion. On ne “devient” pas gothique du jour au lendemain. On ne “naît” pas gothique non plus: C’est une évolution. “Je n’ai pas choisi d’être une gothique. Cela m’est arrivé et j’ai tout simplement aimé tout ce que cela comporte, je me sens à l’aise dans ce style. J’ai appris qu’on appelait cela gothique et pour moi tout ce qui comptait, c’est que je me sente bien”, déclare Nadiya, 25 ans.