Poste de Police de Vacoas

Un habitant de Vacoas, âgé de 41 ans, a été menacé avec une arme à feu dimanche à La Marie. Dans sa plainte à la police, le quadragénaire déclare que l’incident a eu lieu alors qu’il s’apprêtait à entrer dans sa cour.

Il a noté qu’une BMW noire bloquait l’accès. Le plaignant a demandé au conducteur de déplacer son véhicule car il ne pouvait entrer chez lui. Mais le suspect a lancé des jurons à son encontre et a dit qu’il ne bougerait pas. C’est alors que le quadragénaire a menacé d’appeler la police. Finalement l’inconnu a obtempéré.

Un peu plus tard, le quadragénaire s’est rendu à une pâtisserie à La Marie avec sa fille quand il a une nouvelle fois remarqué la BMW dans la rue. Le conducteur s’est approché de lui et a pointé une arme à feu sur son cou.

Le plaignant a déclaré à la police que l’arme, mesurant 30 cm, est de couleur noire avec un manche en bois. Il était effrayé par ce geste et il a pensé à la sécurité de sa fille en s’excusant auprès du principal intéressé.

Selon le plaignant, le conducteur lui a donné des coups de poing aux mains et a lancé : « Kan to kot twa to fer mari ». Par la suite, le suspect a pris la direction de Quatre-Bornes dans sa voiture. Le quadragénaire a déclaré être en mesure de reconnaître ce dernier. La Criminal Investigation Division de Vacoas a interpellé le propriétaire de la BMW lundi et l’a emmené au poste de police pour une parade d’identification.

Ce gros bras de 38 ans, résidant à La Caverne, a opté pour une identification face à face avec le plaignant. Mais ce dernier a déclaré ne plus se rappeler correctement le visage du suspect. En plus, il a souhaité ajouter des détails dans sa déposition en alléguant que l’arme utilisée pour le menacer était peut-être un jouet. Il a demandé à la police de ne pas interroger sa fille comme témoin pour ne pas perturber ses études.

Les enquêteurs ont fait une descente au domicile du gros bras, mais ils n’ont trouvé aucun objet incriminant. Le trentenaire n’a pas souhaité donner de déposition par rapport à cette affaire. Il a été relâché à ce stade de l’enquête.

La police n’écarte pas la possibilité que le plaignant ait subi des pressions. L’enquête est menée par l’équipe du surintendant Ruhomah et est supervisée par l’ACP Rassen.