Le réservoir de la Ferme se désagrège au fil des ans et menace désormais la sécurité des habitants des environs. D’autant que les inondations sont de nos jours fréquentes.

Josian Mélisse, l’ancien vice-président du conseil de district et représentant du village de Bambous, tire la sonnette d’alarme: « Le réservoir de la Ferme Bambous, rempli à 68% après les grosses averses, est un danger permanent pour les 3 000 qui vivent aux alentours. Une visite que j’ai effectuée après le passage du cyclone Berguitta me fait craindre le pire. L’eau commence à sortir à travers les fissures du réservoir, qui depuis longtemps avait commencé à céder. Les autorités doivent impérativement trouver une solution avant qu’une catastrophe ne s’abatte sur nous ».

Auparavant, les habitants ne prenaient pas au sérieux l’ampleur du danger, se rappelle Josian Mélisse. Mais tout cela a changé depuis qu’ils ont reçu des lettres des officiers du Ministère du Logement et des Terres leur disant d’évacuer les lieux. Désormais, les habitants veulent constamment connaître les derniers développements relatifs à l’état du réservoir.

Suite à une discussion que le conseiller a eue avec des habitants de la localité samedi, certains lui ont confié qu’ils veulent aller vivre ailleurs. « Mais pas n’importe où », nuancent-ils. Des habitants auraient déjà reçu des propositions pour se reloger dans quatre endroits différents, à savoir Melrose, Brisée-Verdière, Lallmatie et Rivière-du-Rempart.

Cependant, il y en a d’autres comme Michel, 47 ans, et père de trois enfants, qui ne souhaite nullement bousculer son quotidien. « Pas question d’aller à Melrose par exemple. Je travaille dans la région (il habite à quelques mètres du réservoir) depuis plus d’une dizaine d’années. Où allons-nous trouver du travail lorsque nous allons être relogés là-bas? Mes enfants fréquentent l’école à Bambous. Ils vont prendre du temps pour s’adapter à leur nouvel environnement. Gouvernman vinn ver nou ek dir nou ki desizion pou pran. Nou konsian ki reserwar enn vre menas pou bann habitan isi, sirtou pou nou bann zanfan ».

Le conseiller Mélisse estime qu’il est grand temps que le gouvernement prenne très au sérieux ce dossier et mobilise toutes les instances concernées pour trouver une solution au plus vite, et ce, « avant qu’il ne soit trop tard ».