Indian fishermen try to save a boat from being washed out to sea on the outskirts of Veraval, some 400km from Ahmedabad, on June 13, 2019, as rough conditions remained in the region after Cyclone Vayu. (Photo by SAM PANTHAKY / AFP)

Le cyclone Vayu s’est renforcé mercredi à l’approche de l’Inde, dont il devrait atteindre les côtes occidentales jeudi avec des vents jusqu’à 180 km/heure, ont annoncé les autorités.

Le gouvernement de l’État du Gujarat (ouest) veut évacuer près de 300.000 personnes des zones côtières, mais fait face à des réticences de la population. À 18H00 locales mercredi (12H30 GMT), plus de 225.000 personnes avaient été placées dans des abris, selon des chiffres officiels.

« Beaucoup de gens près de la côte ne veulent pas bouger et quitter leur maison. Nos agents essayent de les convaincre », a déclaré à l’AFP un responsable du district de Gir-Somnath, Ajay Prakash. « Nous espérons que nous arriverons à les déplacer à temps », a-t-il ajouté.

Le système dépressionnaire tropical devrait toucher terre jeudi après-midi dans le sud du Gujarat, ont annoncé les services météorologiques indiens en fin de journée mercredi.

Les prévisionnistes s’attendent à des vents entre 155 et 165 km/h, avec des pointes à 180 km/h. Ils ont aussi demandé aux pêcheurs de ne pas sortir en mer, escomptant des vagues de 3,5 à 5,3 mètres de haut au cours des deux prochains jours.

L’armée indienne et les gardes-côtes ont été placés en état d’alerte. « Nous prions pour la sécurité et le bien-être de tous ceux affectés par le cyclone Vayu », a tweeté le Premier ministre indien Narendra Modi, originaire du Gujarat.

Le cyclones sont relativement rares au Gujarat, contrairement à la façade maritime orientale de l’Inde. Le cyclone le plus meurtrier dans cet État avait fait plus de 4.000 morts en 1998, d’après les chiffres officiels.

Vayu est le deuxième cyclone à toucher l’Inde cette année, après Fani en mai. Ce dernier, dont les vents soufflaient jusqu’à 200 km/heure, a fait quelque 80 morts dans l’est de l’Inde et au Bangladesh.

Rompues à la situation, les autorités locales avaient réussi à limiter le nombre de victimes de ce cyclone, dont le bilan aurait pu être bien plus lourd, en mettant préalablement plus d’un million de personnes dans des abris.

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