ZIBYA ISSACK

Le sang du patriote coule dans nos veines. Qu’on le veuille ou pas, notre cœur bat très fort en entendant retentir l’hymne national. Face à l’émotion palpable sur le visage de nos athlètes, on ne peut s’empêcher de ravaler notre salive afin de ne pas pleurer devant les siens. Krouink, symbole de tendresse, est peut-être le seul à nous faire rire. Ma nièce de 2 ans comme ma grand-mère de 87 ans s’émerveillent de la même manière au regard de ce personnage qui fait déjà partie du mythe mauricien. Krouink favorise la mémorisation et reste incontournable dans le paysage mauricien comme dans toutes ces îles de l’océan Indien.

En ce moment, on oublie aussi les barrières religieuses et les idées préconçues lorsqu’on voit briller nos athlètes sur le podium. Qu’il soit blanc, noir ou autrement capable, il est Mauricien avant tout. On ne se méfie de personne et on range nos préjugés. Au stade, le ministre et l’éboueur se réunissent autour d’un « Allez Maurice »  si puissant et si vrai. Il s’agit d’un cri du cœur commun. On hurle de joie pour ces héros de l’île Maurice. On veut leur dire qu’on les aime, qu’ils sont beaux, et qu’on est fiers d’eux. Ils sont devenus notre source d’inspiration. Ils ont fait rêver nos enfants. Ils ont su raviver la flamme dans le regard de nos aînés.

En ce moment, on veut remercier Dieu de nous avoir fait naître sur le sol mauricien.

En ce moment, on veut la victoire d’une île Maurice patriote.