Depuis le début de la campagne électorale, la plupart des candidats de tous bords politiques ont accéléré leur campagne sur les réseaux sociaux. On a assisté à la création de beaucoup de pages Facebook, histoire d’être virtuellement présent durant la campagne. Cependant, certains ne sont pas forcément d’accord avec les posts Facebook de leurs adversaires politiques et de leurs partisans. Il profite ainsi de la fonction qu’offre Facebook donnant ainsi la possibilité de signaler une publication si l’on suppose qu’elle pourrait ne pas être en conformité avec les « community standards » du réseau social.

À six jours du scrutin, une vague de censures s’est donc abattue sur les réseaux sociaux. Pages personnelles, groupes, journaux, journalistes, pages satiriques… de nombreux posts sur la politique, les politiciens et le gouvernement sortant ont été bannis.

Ces posts “ont été signalés” et ne respecteraient pas les “community standards”, selon les explications fournies par les réseaux sociaux.

Ce vendredi 1er novembre, un média a diffusé un message sur sa page Facebook, indiquant que “depuis hier soir, tous les articles” postés sur sa page Facebook et renvoyant sur sa page web ont été “effacés”.  Le compte Instagram “starterpackmoris”, lui, a été “permanently deleted without any notice”. Cette page est notamment réputée pour ses posts satiriques sur la politique et avait récemment partagé une série de photo de la sorte sur les leaders politiques.

Parmi ceux touchés par la censure, l’on retrouve également des internautes lambdas qui ont partagé des posts ou des opinions critiques sur la politique.

À l’heure où certains souhaitent avertir les Mauriciens « que les plateformes qu’ils utilisent pour s’informer et former leur opinion sont en ce moment victimes de censure », jusqu’à l’heure, nul ne peut déterminer avec exactitude qui est/sont à l’origine de ces censures, car la fonction “signaler” sur les réseaux sociaux est anonyme.

Le monde est concerné.

Depuis un certain moment, le débat sur le rôle des réseaux sociaux dans la politique s’amplifie dans le monde, mais surtout [là où le phénomène a pris naissance] en Amérique, après l’annonce de la candidature de Trump à la prochaine élection présidentielle américaine qui se tiendra le 3 novembre 2020.

Le journal Le Monde rapportait le 18 octobre dernier les propos du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, tenu le jeudi 17 octobre, sur la question de la liberté d’expression en ligne.

« Facebook doit accueillir et diffuser une variété de points de vue différents pour assurer le débat démocratique, même si cela doit générer des « tensions » et un renouvellement des définitions de ce qu’il est acceptable de dire, ou non. », a déclaré le PDG de Facebook.

« Les citoyens qui ont la liberté de s’exprimer publiquement constituent une nouvelle force de notre monde – un cinquième pouvoir, qui vient s’ajouter aux autres structures de pouvoir de nos sociétés », a-t-il expliqué, avant d’annoncer qu’il écartait l’idée d’interdire les publicités politiques sur le réseau social.

Twitter annonce une autre position

À partir du 22 novembre prochain, toute publicité à vocation politique sera interdite sur la plateforme de micro-blogging, Twitter, selon les déclarations de son fondateur et PDG Jack Dorsey.

Le tweet du fondateur de Twitter posté hier, jeudi 31 octobre.

L’exposition des citoyens à la désinformation à grande échelle, y compris à des informations trompeuses ou absolument fausses, sur les réseaux sociaux constitue un défi majeur à l’échelle internationale et fait de « La liberté de la presse, un principe devenu combat ». Nous condamnons donc tout acte ayant pour but de museler la presse.

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