Les aspirants-encadreurs de la Liverpool Academy posent en tenue offi cielle avant les entrainements hier après-midi à Côte-d’Or

Ils sont au nombre de 22, tous ayant rempli les critères de sélection pour intégrer le staff de la Liverpool Academy. Hier, ils ont eu l’occasion de faire montre de leurs talents et de leurs connaissances au cours d’une séance d’entrainement au complexe multisports de Côte d’Or.

Le Britannique Neil Murphy, responsable de l’académie, est optimiste. Il est sûr de pouvoir inculquer à la vingtaine de coaches « the Liverpool way ». « Les aspirants entraineurs ont été sélectionnés après une sélection pour le moins rigoureuse. Nous avons vu une centaine de CV, et nous avons retenu ceux qui nous sommes sûrs pourront assimiler la méthode Liverpool », explique-t-il.

Au des dernières semaines, le programme a été assez étoffé. « Ils ont été formé sur la méthode Liverpool », ajoute encore Neil Murphy. C’est quoi justement the Liverpool way ? « C’est une approche holistique au coaching et à la formation. C’est une façon d’entraîner qui vise à développer les joueurs pour qu’ils deviennent de bons joueurs et de bons citoyens. »

Quatre aspirants-encadreurs posent avec le blason de Liverpool FC. Certains sont fans du club champion
d’Europe en titre, d’autres non. Mais tous veulent apprendre the Liverpool Way

Mais plus qu’une simple formation, les choses seront surtout tournées vers l’humain. La mise sur pied de l’académie a requis des centaines d’heures de détection. « Cela nous a demandé des heures supplémentaires pour superviser les enfants », rappelle encore le technicien anglais.

Justement, selon les chiffres qu’il avance, ils étaient près de 3000 à avoir postulé pour une place au sein de la Liverpool Academy. « L’enthousiasme dont ils ont fait preuve est intéressant. La liste finale est presque complète et nous attendons les dernières formalités pour lancer les opérations. »

La Liverpool Academy a attiré, selon les dires de Neil Murphy, près d’une centaine d’aspirants-encadreurs, tous plus motivés les uns que les autres. Les différents processus de sélection ont fait que ce nombre soit réduit graduellement jusqu’à en arriver à 22. Un chiffre qui comprend aussi les différents entraineurs des gardiens.

Sur quels critères ont-ils été retenus ? « Ils ont montré de l’enthousiasme, avec de bonnes notions de communication. Leur personnalité correspond à ce que nous cherchons quand on parle de la méthode Liverpool. »

Pour les coaches, devenir membres à part entière du staff de la Liverpool Academy est une fierté. « C’est quelque chose d’indescriptible », dit Martine Kelly, la seule femme du groupe. D’ailleurs, le fait de faire partie du staff technique est un gage d’excellence. « Nous sommes tous là pour apprendre. C’est une façon d’approfondir mes connaissances, tout en partageant ce que nous avons appris avec les enfants. »

Kinsley Saramandy, lui aussi un des pensionnaires de la Liverpool Academy, parle lui des valeurs inculquées pendant la formation. Actuellement entraîneur du Curepipe Blue Star, celui passé par le CNFF et l’AS Vacoas-Phoenix souhaite que les futurs protégés de la Liverpool Academy développent les valeurs attachées au club liverpuldien. « Nous parlons ici d’ambition, d’engagement, d’unité et de dignité. Nous sommes formés pour les transmettre aux enfants. »

Cinq femmes ont postulé

Martine Kelly est la seule femme du groupe. Mais elle n’a pas été la seule à avoir postulé pour devenir encadreur au sein de la Liverpool Academy. « Elles étaient cinq au départ », laisse entendre Neil Murphy. Mais l’ancienne joueuse de l’AS Quatre-Bornes a quelque peu surclassé les autres. « Elle avait les qualités nécessaires pour rejoindre l’équipe. » Ses responsabilités ne s’arrêteront pas uniquement aux filles. « De par ses qualités, elle pourra s’occuper aussi des garçons », note Neil Murphy.