Dans un souci de protection des droits des travailleurs, la Platform kont laloi travay anti-travayer envisage d’intensifier ses actions sur le terrain en manifestant dans les rues de Rose-Hill le 1er septembre. Par ailleurs, afin de travailler sur les nouveaux textes de loi, le mouvement souhaite l’institution d’un atelier de travail avec un comité ministériel.
Après ses nombreux cris de détresse, la Platform kont laloi travay anti-travayer (PKLTAT) – créée en avril 2012 à la suite de l’amendement des lois de l’Employment Rights Act (ERiA) et l’Employment Relations Act (ERA) –, demande l’institution d’un atelier de travail avec un comité ministériel. « Nou pa anvi rezwenn ek Shakeel Mohamed. Nou bizin trouv bann solision ek reget lalwa », a fait comprendre Jack Bizlall. Pour lui, l’avis des autres ministres sera la lumière au bout du tunnel.
S’exprimant au nom de la PKLTAT, Jane Ragoo partage les mêmes propos que Jack Bizlall. « Tou syndika pe dir lalwa-la pa bon. Pou minis, lalwa-la li pe favoriz travayer. Me an verite li pe demantel syndika », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse jeudi au Centre Social Marie Reine de la Paix. La plateforme souligne d’ailleurs l’importance d’une harmonie dans le milieu du travail, notamment concernant l’augmentation salariale et la sécurité de l’emploi. Or selon le mouvement, avec la promulgation de ces deux lois, ce sont les employés qui en font les frais. « Tou le de lalwa mars ansam ! ERiA et ERA, li bakanal. » Pour Jane Ragoo, leur promulgation a donné lieu à de nombreux licenciements « sans justification ». « Li enn lalwa Hire and Fire ! ». Et de préciser : « Depi kelke tan boukou lantrepriz pe anploy dimounn lor kontra ki na pa donn plas a maternity/paternity leave. » Ces deux mesures, selon elle, engendrent la frustration, le désordre social et la recrudescence de violence.
Par ailleurs, Jack Bizlall observe qu’une discussion bilatérale entre le gouvernement et les syndicats en vue de revoir ces textes de loi aurait porté ses fruits.