Les membres du MACOSS (Mauritius Council of Social Service) se réuniront ce 30 septembre pour élire leur nouveau président. Anooradah Pooran, membre du board, déclare que sa candidature à ces élections « fait suite à une grande demande des membres du conseil ». Responsable de l’Association pour l’éducation des enfants défavorisés, Mme Pooran dit constater une lacune au niveau de la formation des responsables d’Ong, point sur lequel elle compte se focaliser si elle est élue. Parmi ses autres projets, elle souligne la nécessité d’un “help desk” permanent et d’un service gratuit pour aider les Ong.
Anooradah Pooran explique : « Durant l’année écoulée, à l’exception du projet “rain harvesting”, il n’y a rien eu de concret. Le président sortant énumère une série de projets réalisés. Ce ne sont pas des projets, mais des activités. Même avec le projet de captage d’eau de pluie, pour lequel le MACOSS a bénéficié de 18 équipements, le président n’a pas envoyé de lettres aux Ong pour demander si cela les intéressait. » Et d‘ajouter : « On aurait pu partager ces équipements sur une base de premier venu, premier servi, avec nos 349 Ong affiliées. L’unique projet a laissé un goût amer. »
Anooradah Pooran souhaite que davantage de soutiens, tel l’accès aux fonds de Corporate Social Responsibility (CSR), soient offerts aux Ong. « Beaucoup de représentants d’Ong ne sont pas bons académiquement et ce ne sont pas des ateliers qui vont les aider. Il faut les former à l’organisation de levées de fonds. C’est très important. D’autant qu’à Maurice, on ne reçoit pas de “grants”. » Avançant que « le président sortant n’a rien fait pour les handicapés », elle dit se porter candidate pour privilégier une approche « plus participative » avec les Ong. « Je voudrais les aider à faire des présentations Powerpoint en vue de bénéficier des fonds de CSR. Le président sortant parle de Poverty Eradication Networking (PEN) mais cela n’a pas été fait avec la collaboration des Ong. Il a emmené des membres du board sur le terrain et a procédé selon ce qu’ils ont voulu et non selon les besoins des Ong. »
Mme Pooran propose l’organisation d’une journée portes ouvertes pour les handicapés et d’y convier des employeurs de compagnies privées pour « kill two birds with one stone », « et pourquoi pas un “help desk” permanent pour répondre aux demandes des ONG ? », dit-elle encore. Elle regrette en outre que le nouveau centre devant abriter le MACOSS, à Ébène, n’ait pas connu de progression.