L'ICAC a été informé des mauvaises pratiques des pharmaciens

Le président de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM), Antoine Cangy, le vice-président, P. Sungeelee, et les membres exécutifs, Subhash Hurree et Raymond Reyford, réclament la démission immédiate du secrétaire généraln Jayen Chellum. Ils accusent ce dernier d’avoir « pris en otage » l’ACIM et d’être l’auteur de « magouilles financières » alléguées. Ils ont déposé deux plaintes à la police contre Jayen Chellum, ainsi qu’à l’ICAC.

Le président de l’ACIM avance que les problèmes à l’association ne datent pas d’hier. « Les problèmes entre le secrétaire général et les autres membres de cette organisation ont perduré. Nous avons tenté de mettre de l’ordre au niveau interne. Mais les démarches n’ont abouti à rien. D’où la raison pour laquelle nous avons décidé de prendre position et de venir sur la place publique », a-t-il déclaré. Il dit de plus avoir écrit au Registrar pour réclamer une rencontre urgente. Celle-ci a été fixée au 6 septembre prochain.

Par ailleurs, le président, accompagné du vice-président et des deux autres membres, a rencontré le ministre de l’Intégration sociale, Alain Wong, qui lui aurait dit d’aller déposer une plainte à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). D’abord, ils ont tous déposé deux plaintes à la police contre Jayen Chellum pour comportement agressif.

Antoine Cangy déplore de même que le secrétaire général de l’ACIM ait utilisé les fonds de cette organisation pour l’achat d’un billet d’avion au coût de Rs 63 600, alors que le billet le moins cher était de Rs 44 000. « Nous avions reçu l’invitation pour que quelqu’un représente l’ACIM à un sommet international. Nous avions ainsi organisé une réunion de l’exécutif pour discuter et il a été conclu que personne n’ira à ce sommet en raison d’un manque de finance, sauf si un membre parvient à trouver un sponsor», explique-t-il en faisant état des circonstances dans lesquelles un billet de Rs 63 000 avait été acheté.
Et d’ajouter : «D’ailleurs, je dois préciser qu’une seule personne effectue tous les voyages à l’étranger et que ce n’est nul autre que Jayen Chellum. Il ne laisse la chance à aucun autre membre. »

« En tant que président, j’ai confronté le secrétaire général à ces détails et il n’aurait pas apprécié. Il a ainsi envoyé une lettre à tous les membres de l’exécutif, m’accusant de l’avoir malmené et d’avoir proféré des jurons. Or, ce n’est pas la vérité. Il a juste fait cela pour dévier la situation en sa faveur », soutient Antoine Cangy, avançant qu’après cet épisode, « j’ai diminué mes va-et-vient au bureau de l’ACIM de peur que le secrétaire général ne m’accuse d’autres choses ».

En ce qui concerne le Board Wages Council, Antoine Cangy explique que l’ACIM avait reçu une lettre demandant à nommer deux membres pour siéger sur ce Board. « Encore une fois, Jayen Chellum a pris les devants en se nommant lui-même et une autre personne qui n’est même pas membre de l’ACIM alors qu’il y avait d’autres membres exécutifs qui souhaitaient envoyer leur nom », dit-il.

Antoine Cangy déplore aussi qu’outre Jayen Chellum, aucun membre de l’ACIM n’ait le droit de voir les notes prises lors des réunions de l’exécutif en faisant état de nouvelles allégations.

Pour sa part, Soobash Hurree, membre exécutif, soutient que les règlements de l’ACIM sont « tailor made » au bénéfice de Jayen Chellum. « Il s’appuie sur les règlements de l’ACIM pour justifier ses actions. Or, les règlements initialement établis en 1995, ont été par la suite modifiés », fait-il ressortir.

Antoine Cangy et les trois autres membres réclament donc la démission immédiate de Jayen Chellum de l’ACIM. « Nous poursuivrons notre bataille tant qu’il ne démissionne pas. Ce secrétaire général ne peut continuer de prendre en otage l’ACIM », concluent-ils.