Depuis décembre dernier, on peut dire que rien ne va plus entre les artistes et la Mauritius Society of Authors (MASA). Ils sont plus précisément remontés contre le comité de la société. Après avoir manifesté leur mécontentement en décembre, ces derniers sont revenus à la charge en début de semaine. Ils ont lors d’une conférence de presse, réclamé, cette fois-ci la réintégration de directeur suspendu, Gérard Louise et de Harold Lai, directeur suppléant. Dénonçant l’incompétence de l’actuel comité administratif de la société, ces artistes pensent que le retour de Gérard Louise et de Harold Lai ramènera de l’ordre dans la gestion de la société et la répartition des droits d’auteur. Mais par ailleurs, il revient que la réintégration des deux cadres de la société — suspendus suite à des poursuites judiciaires engagées par la représentante du label Sony à Maurice — dérangerait deux membres influents de la MASA. L’un d’eux aspire au fauteuil de directeur et rallierait plusieurs artistes à sa cause. Entre-temps, c’est par la voix du producteur et musicien, Gérard Louis, qu’une vingtaine d’artiste a insisté pour que Gérard Louise et Harold Lai reprennent leur poste respectif, faute de quoi, ils quitteront la MASA pour la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) à La Réunion. Ils demandent également la dissolution du comité, lequel, selon eux, contribuerait à la « ruine » de la MASA. Ils soutiennent que les membres de ce comité sont chèrement payés pour un travail qu’ils ne feraient pas correctement.
Les artistes, dont Dalon, Sandra Mayotte, Nancy Derougère, Mario Justin,  Jean-Claude Gaspard, Roger Clency, Basant Sewpaul entre autres… souhaitent la tenue d’une assemblée générale, avant la fin de janvier pour statuer sur la réintégration des deux directeurs suspendus. La MASA, soutient le collectif, puise  Rs 100 000 mensuellement de sa caisse pour payer Gérard Louise et Harold Lai. Pour justifier leur enveloppe, les deux directeurs suspendus, pourraient, disent-ils, se remettre au travail. La vingtaine d’artistes présents lors de la conférence de presse a aussi déploré le fait que que la mise sur place d’une pension pour les artistes après 60 ans et d’une assurance maladie, ne soit plus d’actualité.
D’autre part, la MASA, qui est dans la tourmente depuis plusieurs semaines, pourrait voir partir la présidente du comité, en l’occurrence Meera Mohun. En effet, cette dernière avait demandé une période de six mois pour régler les problèmes liés aux royalties. Elle démissionnerait au cas où elle n’arriverait pas à honorer son engagement.