« Se mo responsabilite prinsipal pou prezerv nou destinasion odegam. Nou pa sel pei ki fer tourism dan losean Indien e li obligatwar ki bann plezansie respekte lalwa e bann norm. » C’est ce qu’a affirmé le ministre du Tourisme, Anil Gayan, évoquant le cas du plaisancier de Trou-d’Eau-Douce qui a entamé une grève de la faim et qui opérait dans l’illégalité.

Il explique que plusieurs points d’embarcation de Trou-d’Eau-Douce « sont pris » mais que des plaisanciers « veulent à tout prix » opérer dans cette région. Pour Khoudijah Maudarbocus-Boodoo, directrice de la Tourism Authority, « pena get figir, nou rol se fer respekte lalwa e latransparans ». Anil Gayan fait également ressortir que « sertin inn aksepte kontravansion me lezot panse kapav opere or lalwa ».

Le ministre du Tourisme est d’avis que la région de l’est est « saturé ». Il poursuit : « 53 permis ont été délivrés pour la région de Trou-d’Eau- Douce, 60 pour l’île aux Cerfs, 77 pour Belle-Mare et 28 pour Palmar. Le nombre de bateaux plaisanciers dépasse déjà les normes sécuritaires. Il est important de faire un travail de conscientisation et d’informer les opérateurs de ces bateaux. On a remarqué que des plaisanciers délaissent leur zone d’opération voulant plutôt être sur Trou-d’Eau-Douce, point de départ vers l’île aux Cerfs. Il faut qu’ils respectent le permis qui leur a été alloué. » Anil Gayan insiste sur le fait qu’un travail de conscientisation a été mené auprès de ces plaisanciers et qu’il ne sera pas permis de déroger à la règle.

Khoudijah Maudarbocus-Boodoo, directrice de la Tourism Authority, réagissant sur la grève de la faim entamée par Jonathan Dardenne, a fait ressortir que ce dernier a « un bateau illégal » et qu’il veut travailler dans la région de Trou-d’Eau-Douce, or, ditelle, « à la Tourism Authority, on travaille dans la transparence ». Elle ajoute : « Pena parti pri, ni get figir. Nou rol se fer respecte lalwa. On a expliqué à Jonathan Dardenne que s’il récidivait en opérant sans reçu, des sanctions seraient prises à son encontre. Il a pris un bateau hors base pour opérer à l’île aux Cerfs. À la Tourism Authority, on lui a fait savoir qu’il n’avait pas de reçu, chose qui est nécessaire et que les plaisanciers doivent avoir. Le reçu fait mention du jour et de l’heure du trajet, ce qui permet au client de pouvoir par la suite faire des réclamations auprès de leurs assurances ou déposer des plaintes. »

Pour la directrice de la Tourism Authority, les plaisanciers, qui travaillent dans l’illégalité, « sont ceux qui éprouvent le plus de difficultés à remettre des reçus ».