Pour Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress (MLC), il est impératif d’amender la loi du travail. Il est également impératif, dit-il, que le gouvernement se penche sur la création d’emplois.
Le syndicaliste s’insurge de l’absence de mécanisme pour contrôler les licenciements. « Avant il y avait le Termination Of Control Service Board, où l’employeur permettait à son employé d’avoir un préavis de 120 jours. Avec la nouvelle loi, l’employeur sans aucun prévis peut licencier l’employé au nom de la modernisation, de la localisation et de la diversification ». Le gouvernement, ajoute-t-il, ne s’est toujours pas attaqué à la question du salaire minimum. Haniff Peerun relève qu’il y a toujours des augmentations du nombre de poches de pauvreté et s’inquiète de l’endettement, eu égard au coût de la vie. La société, dit-il, va à la dérive. « Il faut que tous les postes vacants soient publiés dans les journaux. Tout le monde doit avoir le droit à l’information. »
 Haniff Peerun a par ailleurs commenté l’introduction d’un nouveau système de pénalités pour les conducteurs : « Avan zot pran pouvoir zot ti promet pou vinn avec enn système plus souple, ce n’est pas le cas. Chauffeur bizin ena formation. Gouvernman bizin vine de l’avant avec enn plan de développement de route durable. Il n’est pas normal que les leçons de conduite aient lieu devant l’hôpital Jeetoo, cela empêche les ambulanciers de circuler et constitue une vraie gêne pour la circulation. »
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Haniff Peerun souhaite des amendements à la loi du travail