Dans son traditionnel message à la nation, diffusé, hier soir, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a réitéré sa conviction dans la lutte du gouvernement contre la fraude et la corruption et dans l’avènement du deuxième miracle économique. Il a saisi cette occasion pour rappeler les premières mesures socio-économiques, notamment la révision de la pension de vieillesse et autres prestations sociales, adoptée par le gouvernement de Lalyans Lepep  au cours de la première année de son mandat.
« Indistri kokin ti installé dan pei », a déclaré le Premier ministre en abordant tout le volet de l’opération netwayaz engagé ans le pays depuis bientôt un an. « Nou pe netwayé ar karcher ki bizin », a-t-il dit en revenant sur le fait que l’annulation du contrat de Betamax aura pour conséquence une économie de Rs 3 milliards sur le fret pétrolier, celle de Dufry avec l’élimination des commissions par centaines de millions à la Mauritius Duty Free Paradise Ltd ou encore au sein de la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius.
Mais le commentaire le plus dur a été réservé au BAI Mega-Ponzi de Rs 25 milliards. « BAI ti ene eskrokri planifé ek organisé » avec des dizaines de diaines de milliers de Mauriciens comme étant les victimes potentielles. Le Premier ministre s’est félicité des mesures prises par les autorités évitant de mettre en péril le système financier, sauvegardant le maximum d’emplois au sei n du groupe BAI et préservant  les intérêts des clients de la compagnie d’assurance de Dawood Rawat. « Me plenma satisfe de bann mezir ki ine pran », a-t-il dit
S’appuyant sur les premières retombées dans le secteur touristique, le Premier ministre se dit convaincu que le deuxième miracle économique est « sur les rails ». A cet effet, il a cité les Rs 45 milliards d’investissements dans différents secteurs et les Rs 15 milliards dans l’infrastructure routière avec le début des travaux annoncé pour juillet prochain.
Toujours au chapitre économique, sir Anerood a fait état de sa foi dans le « génie mauricien »  tout en affirmant que « nou pou réussi me bizin ena patyans, bizin ena solidarité, bizin énan konpréhensyon ».