Pompiers, sauveteurs, moniteurs de sports extrêmes… Autant de métiers comportant d’énormes risques, notamment de par l’imprévisibilité de certaines situations. D’où l’importance d’une formation appropriée, d’une pratique suffisante et, surtout, de pouvoir adopter la « bonne attitude » le moment voulu. Des techniques qui doivent s’automatiser si l’on tient à sauver des vies tout en préservant la sienne. Incursion dans un monde où passion et dévouement ne sont pas de vains mots.
La sirène résonne dans la caserne de Coromandel et de jeunes pompiers se mobilisent dans la cour. Un boyau déverse un grand flux d’eau dans toutes les directions. Pour l’arrêter, deux jeunes recrues — un homme et une femme – rampent vers lui jusqu’à saisir son extrémité. Au prix de beaucoup d’efforts, du fait de l’énorme pression, ils parviennent finalement à le maîtriser.
Pendant ce temps, deux autres éléments de l’équipe s’apprêtent à entrer dans la BA chamber munis de leur masque à oxygène. Ils pénètrent alors dans une pièce plongée dans l’obscurité totale. Leur but : trouver leur chemin vers différents foyers d’incendie. À l’extérieur, un autre membre de l’équipe déclenche le chronomètre et note toutes les données relatives à l’opération, comme les noms des recrues ainsi que la réserve d’oxygène de leurs bouteilles…
Après un moment, une alarme se déclenche à l’intérieur du bâtiment, signalant qu’un pompier est en danger. Une situation qui n’intervient que si un des membres de l’équipe déclenche son alarme personnelle, laquelle est accrochée à son épaule, ou s’il reste inactif pendant 30 secondes, auquel cas l’alarme se déclenche automatiquement.
Évidemment, il ne s’agit là que d’une simulation. Autrement dit, une formation pour les recrues du centre de formation de pompiers, à Coromandel. Ces opérations leur permettront de pouvoir affronter tout genre de situation sur le terrain. Il faut avouer que le métier comporte de grands risques. Car chaque faux pas, chaque mauvaise appréciation, peut s’avérer fatal. Depuis les attentats du 11-Septembre, la profession est même devenue la plus risquée au monde.