Cour suprême

Vinay Sohun, un laboureur de 42 ans, est poursuivi devant les Assises pour le meurtre de son épouse, Jayshree, commis le 9 février 2014. Son procès a été entendu hier, mardi 8 mai, par le juge Benjamin Marie-Joseph. Il a plaidé coupable sous une charge réduite de “manslaughter”.

Appelé à la barre des témoins, l’accusé, père de deux enfants mineurs, est revenu sur les circonstances du drame. Il a demandé à la cour de lui accorder une chance de refaire sa vie et de s’occuper de ses enfants. « Mo ti kontan mo madam. Se akoz lamizer ki mo dan sa sitiasion-la zordi. Zame mo’nn gagn problem ar dimounn », a-t-il déclaré en cour. La représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques, Me Moorghen, a plaidé pour une sentence variant entre 18 et 26 ans de prison.

Vinay Sohun est accusé d’avoir tué son épouse, âgée de 35 ans, à coups de couteau. Une dispute, portant sur des allégations d’infidélité à l’égard de Jayshree Sohun avait éclaté au sein du couple. La situation a alors dégénéré jusqu’à ce que Vinay Sohun agresse son épouse en lui assénant quatre coups de couteau, en l’occurrence au niveau du dos, de la poitrine et du ventre. Le drame s’est déroulé à leur domicile, à Mon Désert.

Après l’agression, le suspect avait pris la fuite à travers les champs de cannes en compagnie de son fils de 13 ans. Aux policiers, l’accusé avait expliqué que pendant un certain temps, il était parti vivre chez sa belle-mère, à Mon Désert, pour travailler, alors que son épouse et sa fille vivaient toujours chez sa mère, à Petite-Rivière. Après un certain temps, la victime est venue vivre chez sa mère. Jayshree Sohun s’était liée d’amitié avec le voisin et Vinay Sohun n’appréciait pas cette relation.

Le jour fatidique, suite à une dispute, l’accusé affirme avoir été « provoqué » par sa femme, le « poussant » à commettre l’irréparable. « Linn dir mwa li kapav ale dormi kot li anvi ek li. Ki mo pou kapav fer. Monn pik li ek monn dir li samem mo kapav fer », a déclaré l’accusé.