Le ministre du tourisme Michael Sik Yuen a signé un accord mercredi avec la l’Equal Opportunity Commission concernant les propos discriminatoires qu’il a tenues à Curepipe lors de la campagne des municipales. Il a pris l’engagement d’émettre un communiqué et fera une déclaration publique conformément à un accord trouvé dans cette affaire.  De son côté l’EOC a émis un communiqué où  il est prêté au ministre Sik Yuen la déclaration suivante qui ressemble fort à des excuses: «Il n’a nullement été dans mon intention de traiter un électorat moins favorablement qu’un autre sur la base de l’opinion publique…Si mes propos lors de la campagne pour les dernières municipales ont pu être interprétés autrement, cela est dommage».
Rappelons aussi  que l’EOC avait donné 45 jours à Michael Sik Yuen pour se présenter devant elle faute de quoi elle allait transmettre le dossier au tribunal rattachée à cette instance. Cela fait maintenant que cette affaire traîne devant l’EOC avec les tergiversations du ministre qui avait même fait valoir son droit au silence avant de finalement opter pour une conciliation.
Ce move conjoint de l’EOC et du ministre est diversement commenté dans les rangs de l’opposition de la ville lumière. Ils ne comprennent d’ailleurs pas à quel titre une telle accusation puisse faire l’objet d’une conciliation et se demande à quel jeu joue le directeur de cet organisme, Brian Glover. S’il est avéré que le ministre a tenu les propos qui lui sont imputés, les résultats des élections municipales à Curepipe doivent simplement être annulées et tenues de nouveau, selon eux.