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À peine 11 mois après son accession au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint a tenu hier, dans les locaux du MJS, un exercice visant à établir un bilan de l’année 2017. Le ministre a parlé des réalisations sous son management, où le State Recognition Retirement Scheme demeure le fait marquant.

C’est d’ailleurs le point d’orgue de cette rencontre, hier. « C’est une mesure historique », indique Stephan Toussaint. Suffisant pour redonner le sourire aux anciens sportifs ayant fait briller le quadricolore lors des compétitions internationales. Cette mesure, c’est grâce au soutien du Premier ministre, Pravin Jugnauth, que Stephan Toussaint n’a pas manqué de remercier. « Dès qu’il a pris connaissance de ce projet, il a tout de suite donné son approbation. »

D’ailleurs, les choses ne s’arrêteront pas uniquement à ce Scheme, aussi spécial soit-il. « Nous planchons actuellement sur un autre projet, celui d’un Hall of Fame », annonce Stephan Toussaint. Interrogé à ce sujet, le ministre devient sybillin, laissant seulement entendre que ce sera « visuel ».

De plus, Stephan Toussaint a également cité, comme réalisation majeure, la majoration des bourses de haut niveau (High Level Sports Unit). Les sparring partners et les guides — dans le cas des handicapés visuels — sont aussi concernés par cette mesure. « Ce n’est pas juste que le sparring parnter d’un boxeur ne perçoive que Rs 1500 », a expliqué le ministre.

L’événement de vendredi dernier — le rebranding, visant à donner une nouvelle identité au MJS — figure aussi au chapitre des réalisations. C’est d’ailleurs toute une série de changements qui ébranleront les bases mêmes du MJS. « Nous avons mis en place cinq sous-départements qui s’occuperont chacun d’un dossier spécifique. Cela nous permettra d’être beaucoup plus efficace », a fait ressortir le ministre.

Par contre, le patron du MJS n’a pas manqué de fustiger quelque le football. Cette année, le budget alloué au sport-roi a atteint des sommets : Rs 54 M. Tout ceci réparti entre football professionnel, réforme, formation et mise en place de structures. « Mais il faut que les résultats suivent. L’objectif reste l’or aux prochains JIOI », soutient Stephan Toussaint, qui a aussi expliqué que les fédérations sportives performantes se verront offrir un bonus.

Au chapître des JIOI 2019, le ministre Toussaint a dit toute sa satisfaction par rapport à l’avancée du dossier. Devant, au départ, gérer les premiers soubresauts de La Réunion, qui avait menacé de se retirer des JIOI, il a clairement fait comprendre que les choses auraient été différentes sans les athlètes de l’île soeur. « On ne peut pas imaginer les Jeux sans La Réunion. »

En outre, l’organisation a avancé. Il ne reste que le coup d’envoi des rénovations. « Nous avons présenté le logo, le sponsorship kit et le site web. Tout cela pour dire que nous avançons dans la direction recherchée. »

Stephan Toussaint s’est également attardé sur l’autre aspect de son ministère : celui de la Jeunesse. Ainsi, le ministre a visité 15 des 29 centres de jeunesse de l’île. « Nous sommes allés à la rencontre des jeunes et des forces vives des différentes régions de l’île, afin de récupérer leurs doléances et de les aider à redynamiser les centres de jeunesse », ajoute-t-il.

Autre sujet : le Duke of Edinburgh Award, qui a vu, cette année, la participation de 2500 jeunes, dont une partie sont des pensionnaires du Rehabilitation Youth Centre (RYC). Petite précision : les footballeurs en formation au Centre technique national François Blacquart, à Réduit, participent également au Duke of Edinburgh Award.