« Que fera la Cour suprême de l’Inde ? Que fera le DPP ? Mis à part ce jugement, y a-t-il d’autres contrats à rompre? ». Le leader du MMM a ce samedi en conférence de presse évoqué les questions à poser après le jugement rendu hier en faveur de la State Trading Corporation dans l’affaire Betamax.

« Rouvrira-t-on des poursuites contre Navin Ramgoolam et ses collègues? », a-t-il demandé. « La population doit se rappeler que des milliards de roupies sont en jeu ».

D’autre part, le dossier Tromelin a été au premier rang des points soulevés par le leader des mauves. « C’est inacceptable qu’après quatre ans et demi ce gouvernement n’a pas informé sa position sur Tromelin. C’est leur devoir de nous le faire savoir au plus vite ».

Paul Bérenger a rappelé qu’en 2010 Maurice et la France avaient trouvé un accord pour « une cogestion de Tromelin » dont la souveraineté serait revenue « à la France ». « En 2014 quand il y a eu un rapprochement entre le PTr et le MMM, j’ai convaincu Navin Ramgoolam de laisser tomber cette cogestion et de revendiquer la souveraineté de Tromelin. »

« Le MMM a proposé à la France de se tourner vers la Cour internationale de justice mais malheureusement l’ambassadeur de France à Maurice a rejeté cette idée et a préconisé à nouveau la cogestion et un cadre bilatéral. Et que la France garde la souveraineté ».

Le leader du MMM a aussi apprécié la position de Madagascar sur cette affaire. « Le président [malgache] Rajoelina a rencontré le président [français] Macron et il a évoqué le dossier des îles éparses. Ils sont tombés d’accord pour une commission mixte pour arriver à une solution consensuelle d’ici le 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar ».

« Mais Tromelin n’est pas inclus [dans les négociations] depuis 1978. Nous remercions Madagascar ».

Par ailleurs, le leader du MMM a tenu à souligner que Jenny Adebiro, bien qu’ayant démissionné comme présidente de l’aile féminine cette semaine, « reste dans le MMM, dans le comité central et dans sa comité régionale au no 5 ».