En vue de permettre aux nombreuses femmes « compétentes et honnêtes » qui travaillent dans les institutions d’enseignement supérieur publiques du pays d’apporter leur contribution dans le débat public, Alan Ganoo, leader p.i. du MMM et leader de l’opposition a demandé, hier après-midi, au gouvernement de rétablir le droit pour les chargées de cours d’institutions telles l’Université de Maurice de se porter candidates aux élections. C’était lors du congrès des femmes du Remake de 2000 à l’auditorium de l’Université de Maurice (UoM).
Le leader de l’opposition parle du paradoxe qui fait qu’en dépit des progrès accomplis dans les domaines de l’éducation et du développement économique et social, les femmes à Maurice sont encore, aujourd’hui, victimes de violence : certaines aux mains de leurs petits copains, d’autres, de la part de leurs époux violents. Il évoque le « décalage », selon lui, entre le discours et les actions de certains hommes politiques. Alan Ganoo évoque, à ce propos, les discussions autour de l’amendement au Domestic Violence Act sous le gouvernement PTr/MMM d’alors. « Certains ministre travaillistes n’étaient pas d’accord pour renforcer les droits des femmes », assure-t-il.
Il rappelle aussi que quand le nouveau Local Government Act a été présenté par le présent gouvernement travailliste et qu’il était question de proposer la disposition visant à contraindre chaque parti de présenter au moins une femme par arrondissement, le leader en congé du MMM, Paul Bérenger, était venu avec un amendement pour qu’une disposition semblable soit prise pour les élections générales aussi. Toutefois, dit-il, cet amendement a été refusé par le gouvernement. Soulignant le fait que les établissements d’enseignement supérieur publics tels l’Université de Maurice, l’University of Technology of Mauritius et le Mauritius Institute of Education (MIE) regorge de femmes compétentes et honnêtes, il a réclamé que le gouvernement rétablisse le droit pour les chargés de cours de ces établissements de se porter candidates aux élections.
Ce congrès MSM/MMM dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Femme qui s’est déroulé en présence, notamment, de l’épouse du leader du Remake de 2000, lady Sarojini Jugnauth et de la soeur du leader en congé du MMM, Mme Marie-Claire Lagesse a aussi vu la participation du leader du MSM, Pravind Jgunauth, ainsi que des principales dirigeantes des commissions de femmes du MSM et du MMMM dont Mmes Leela Devi Dookhun, Lysie Ribot, Ariane Navarre-Marie, Maya Hanoomanjee, Françoise Labelle et Fazila Daureeawoo.