Le VPM et ministre des Finances a affirmé hier lors d’une réunion organisée par Abax que la ratification de l’accord de non double imposition entre l’Afrique du Sud et Maurice se heurte actuellement à des incertitudes dans ses provisions. « Il n’est pas clair où est-ce que l’opérateur sera taxé, à Maurice ou en Afrique du Sud… », a soutenu Xavier-Luc Duval.
L’accord de non double imposition entre Maurice et l’Afrique du Sud a déjà été ratifié par le gouvernement sud africain. Cependant, les autorités mauriciennes ne sont pas satisfaites avec la définition de résidence dans le texte. « Nous n’avons pas encore ratifié cet accord, mais nous travaillons dans ce sens », a expliqué Xavier-Luc Duval.
Le VPM et ministre des Finances a aussi déclaré que les Sud-africains sont les bienvenus à Maurice et que le gouvernement mauricien est fier d’avoir comme voisin un pays aussi développé que l’Afrique du Sud. « J’ai été à Cape-Town à deux reprises cette année pour participer à des motions de promotion d’investissement. J’ai constaté beaucoup d’intérêt de la part des opérateurs sud-africains qui souhaite investir dans des IRS et RES. Et ils sont les bienvenus », a-t-il dit.
Xavier-Luc Duval a expliqué qu’à un certain moment les investisseurs étrangers doivent démontrer qu’ils ont respectés les conditions prévues dans le cadre de leur permis. Cela s’applique aussi bien aux Sud-africains qu’à n’importe quel investisseur de n’importe quelle nationalité, a-t-il fait comprendre.
Le ministre a exprimé son appréciation par rapport à la remarque de Richard Arlove, CEO d’Abax, qui a insisté sur le fait que Maurice est une base à partir de laquelle les investisseurs peuvent opérer et non à travers laquelle ils peuvent le faire. « Nous insisterons de plus en plus sur le fait que les opérateurs devront démontrer que les unités présentes à Maurice ont des activités de substance commerciale pour les besoins de la taxes. At the end of the day, we all have to show substance as a basis for tax raising », a dit Xavier-Luc Duval.
Selon le ministre, le gouvernement multiplie les efforts en vue d’avoir du substance dans les activités commerciales. « Nous pouvons le faire formellement à travers les critères pour obtenir un permis d’opération », a soutenu Xavier-Luc Duval.
Auparavant, le Dr Nomvuyo N. Nokwe, haut-commissaire sud-africain à Maurice avait estimé que l’île n’est pas uniquement une porte d’entrée sur l’Afrique mais aussi l’Asie et l’Australie. Elle a reconnu que Maurice apporte une valeur ajoutée aux investissements africains orientés vers l’Afrique. Elle a toutefois observé une baisse dans le nombre d’investisseurs sud-africains à Maurice, de même que sur le taux d’investissement sud-africain. Elle a aussi évoqué le fait que l’accord de non double imposition entre l’Afrique du Sud et Maurice n’ait pas encore été signé.
La réunion organisé par Abax hier avait pour but de présenter le Food Lovers Market qui compte déjà trois espaces de vente à Maurice (Bagatelle, Grand-Baie et Rivière-Noire. Cette entreprise fait partie du groupe sud-africain Fruit and Veg City qui gère une centaine de magasins à travers l’Afrique du Sud et dont la stratégie consiste maintenant à toucher les autres pays africains