Air Mauritius inaugure son premier vol sur Beijing, la capitale chinoise, demain. En marge de cet événement, la compagnie d’aviation nationale a convié des représentants des agences de voyages à une présentation de la destination par Xue Fang du Beijing Tourism Bureau (BTB), ce matin à l’hôtel Le Labourdonnais, au Caudan.
Le premier vol sur Beijing quittera l’aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam à 12 h 55 demain avec à son bord, la vice-présidente de Maurice, Monique Ohsan-Bellepeau, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine à Maurice, M. Li Li, et des représentants de l’hôtellerie, dont Paul Jones des hôtels Lux. L’arrivée est attendue à 5 heures du matin, heure de Chine, le lendemain, a fait ressortir Raj Deenanath, vice-président de Sales Support and Distribution d’Air Mauritius, lors de la présentation de ce matin. « C’est un vol de 12 heures non stop », a-t-il indiqué à la presse à l’issue de la présentation.
Avec ce nouveau vol, cela porte à neuf la fréquence des dessertes sur la Chine par semaine, avec deux vols directs sur Shanghai, trois vols via Hongkong et trois autres via Kuala Lumpur. M. Deenanath indique que le vol retour, attendu lundi, est déjà complet. « Ce qui est un bon signe », a-t-il poursuivi.
Il indique que le lundi 8 juillet, les représentants du tourisme à Maurice, notamment de la Mauritius Promotion Authority (MTPA), prévoient une présentation sur Maurice à Beijing. L’objectif : promouvoir la destination à Beijing dans l’esprit de l’élargissement du marché touristique mauricien.
Le vice-président Deenanath indique qu’en cette période de pointe, le prix du billet aller-retour Maurice-Beijing-Maurice est à Rs 45 000 toutes taxes comprises. « Nous allons étudier la possibilité d’une baisse de prix pour la basse saison », affirme-t-il, en soulignant que pour le vol inaugural, le prix du billet est de Rs 25 000 (TTC) exceptionnellement.
À une question de la presse, Raj Deenanath observe que les vols sur Shanghai, opérationnels depuis le début de l’année, marchent très bien, atteignant une moyenne de 80 % en termes de taux de remplissage. Comme c’est le cas également pour les autres destinations, ajoute-t-il. Et de préciser que selon des accords conclus avec des tour-opérateurs chinois, ces derniers ont convenu d’acheter 200 places à l’avance mais ceci n’entraîne en aucune façon la braderie de la destination Maurice. « Cette démarche s’inscrit dans le cadre du rebalancing growth en cette période de récession », indique-t-il, en citant les nouveaux marchés où un travail assidu est mené : l’Australie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.
M. Deenanath indique que la desserte sur Beijing, comme cela se fait pour les autres destinations, se fera à bord des appareils de la flotte existante. C’est un airbus A340 qui la desservira. Quant à l’achat de nouveaux appareil,s surtout pour les moyens courriers, une étude est menée en ce moment par la compagnie d’aviation nationale. « Ce n’est pas avant 2020 que nous allons recevoir les nouveaux appareils », a-t-il dit.
Xue Fang devait quant à elle faire une brève présentation de Beijing avec ses six sites classés patrimoine mondial de l’UNESCO — la Grande muraille, la Cité interdite, le Temple of heaven, le Summer palace, les tombes Ming et le Peking man à Zhoukoudian —, ses facilités de transport et de logement.