Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, célébrée aujourd’hui, la Nursing Association a dans une correspondance au PM Navin Ramgoolam exposé la situation de travail des infirmières. Son président Bagooaduth Kallooa parle de discriminations, d’injustices durant les exercices de promotion et de violence envers le personnel féminin.
Bagooaduth Kallooa fait part des difficultés auxquelles sont exposées les infirmières opérant dans les établissements publics. Dénonçant hier après-midi lors d’un point de presse à Port-Louis leurs conditions de travail, il a indiqué qu’une correspondance a été déposée hier au bureau du Premier ministre. Cette lettre présentant les griefs des infirmières est accompagnée d’une pétition réclamant les changements dans leurs conditions de travail. « Durant plus de cinq ans, nous avons exposé la situation difficile dans laquelle travaille le personnel. Aucun ministre n’a porté une oreille attentive à nos problèmes en vue de les résoudre. Nous n’avons d’autre choix que d’exposer le problème directement au Premier ministre », avance le président de la NA. Il est revenu ainsi sur les discriminations et les injustices envers les infirmières « pendant un exercice de promotion ». « Une infirmière doit patienter au moins 30 années avant d’avoir sa première promotion, soit cinq ans après son collègue masculin. Cette démarche a un effet boule de neige pour d’autres postes à responsabilité. Sans compter le manque de personnel ». Concernant « les violences envers les infirmières de certains médecins et cadres », la NA déplore le manque de follow-up et de sanctions. M. Kallooa pointe également du doigt certains syndicats qui, soutient-il, font pression sur les victimes pour qu’elles reviennent sur leurs dépositions. La NA réclame l’institution d’un comité disciplinaire afin que des sanctions soient prises contre les « agresseurs » des infirmières.