En se basant sur certains renseignements, une équipe de l’ADSU de la Metropolitan Division a fait une descente vendredi chez un dénommé Farshad Fatally, rue Alma, à Vallée-Pitot. Les policiers y ont saisi une certaine quantité d’héroïne et de seringues. Se trouvait sur place une femme ayant intrigué la police. Celle-ci a alors décliné son identité comme étant Zafiirah Ameer, soit l’épouse du trafiquant de drogue Peroumal Veeren. Ces deux personnes ont été interrogées sur place, la compagne du caïd de la drogue, âgée de 28 ans, niant toute implication dans cette saisie de drogue chez Farshad Fatally. Cette dernière a ainsi justifié sa présence en affirmant qu’elle était venue rendre visite à une connaissance, non sans ajouter qu’elle ignorait les activités de son voisin. Ce dernier a finalement été placé en détention alors que l’ADSU s’est contentée des déclarations de Zafiirah Ameer.
Les hommes du DCP Choolun Bhojoo et du surintendant Sharir Azima comptent cependant questionner Farshad Fatally une nouvelle fois durant ce week-end, même s’il a allégué que la faible quantité d’héroïne découverte chez lui était destinée à sa propre consommation. Pour rappel, Zafiirah Ameer avait été arrêtée par l’ICAC en février de cette année à la suite d’une perquisition à son domicile, rue Alma, à Vallée-Pitot. Les enquêteurs y avaient saisi une Toyota Vitz, une Nissan Duke ainsi que des téléphones portables et des devises représentant une somme de Rs 500 000. La compagne de Peroomal Veeren n’avait pu donner d’explications satisfaisantes sur la provenance de tous ces biens, que les enquêteurs soupçonnent provenir d’un trafic de drogue.
La jeune femme avait été libérée contre une caution. Quelques jours plus tard, l’ICAC avait déposé une demande de saisie en Cour suprême pour quatre autres véhicules appartenant à Zafiirah Ameer et ses proches, notamment une Honda CBF 150, une Honda CG 125, une Kawasaki EX 250 et une BMW 116i. La commission avait également saisi des bijoux, des documents bancaires ainsi que des équipements électroniques chez la jeune femme, qui ne travaille pas.