Même s’il évoque des « inherent strengths » au groupe, il avertit que les actionnaires, employés et partenaires devront faire des efforts

Le Chief Executive Officer (CEO) d’ENL, Hector Espitalier-Noël, estime que les autorités sont parvenues à contrôler l’expansion du COVID-19 et se réjouit du fait que sur les 4 000 tests cibles effectués la semaine dernière, il n’y ait eu aucun cas positif : « We look forward to the reignition of the national economy on June 1, and we anticipate that by then, Mauritius will be a COVID-free country, something that will augur well for our international reputation. »

Depuis le début de la pandémie, il préside un comité sur le COVID-19 qui se réunit sur une base régulière afin de prendre la mesure des impacts de la crise sur les opérations du groupe ENL et de mettre sur pied des plans d’action pour y faire face. « The extent of the impact will depend on the length and depth of the health crisis as well as on the specificities of each field of activity and on the financial health of each of our companies. Some companies will be more affected than others and will require the collective efforts of all their stakeholders to survive these difficult times », dit-il. Depuis le début de la crise, les employés sont restés actifs et ont travaillé dur pour assurer la continuité des opérations. Mais la lutte est loin d’être gagnée à ce stade, au contraire… « Shareholders, employees, business partners and the government will need to put in joint efforts in the face of a situation whose duration and outcome will depend on many exogenous factors », prévient le CEO d’ENL.

Et en parlant d’impacts sur les opérations, c’est clair que c’est le secteur hôtelier qui sera le plus affecté ; il nécessite d’ailleurs une « attention urgente ». Hector Espitalier-Noël affiche néanmoins la confiance : « I have no doubt that tourists will eventually return to Mauritius. We have an exceptional product offer and as a COVID-free destination, we should be able to renew with former levels of tourist arrivals, especially given the speed at which science is making progress ». Par contre, avant le retour des beaux jours, il y a encore du pain sur la planche…  « we will have to ensure that the sector survives these critical times. As far as we are concerned, we are leaving no stone unturned to boost the resilience of our hotel operations », dit-il.

Quant au secteur sucrier, il reste affecté par de nombreux problèmes structurels et contextuels, et le CEO du groupe plaide pour que les mesures urgentes déjà identifiées pour redynamiser le secteur soient mises en œuvre, plus particulièrement la « bagasse remuneration structure ».

Les secteurs commerciaux et ‘consumer credit’ sont aussi affectés par le confinement et les changements évolutifs des comportements du consommateur. ENL étudie les moyens de réduire les coûts et restructurer ses opérations en vue de traverser ce moment difficile. Par ailleurs, dans le secteur logistique, Velogic est lourdement affecté par la contraction des volumes commerciaux, dû au confinement dans le pays et dans le monde.

Malgré tout, Hector Espitalier-Noël parle de « inherent strengths » chez ENL « to see it through the crisis » et de « sound financial structure ». Il précise que « we have been prescient in restructuring our debts, in line with our financing requirements. We currently have no significant short-term financial commitments which could have been a burden on cash, admittedly a very scarce resource in times of crisis.”

Par ailleurs, dans le domaine immobilier, le groupe vient de conclure un partenariat qui lui offrira les ressources financières nécessaires pour assurer sa croissance future tout en renforçant son leadership dans le segment concerné. Grâce à ce partenariat, ENL pourra donc poursuivre ses développements immobiliers, comme prévu, incluant l’expansion de Bagatelle Mall et les travaux d’infrastructures à Moka Smart City. Hector Espitalier-Noël ajoute : « Our cautious development strategy for our real estate activities is paying off: we currently have no commitments that could put us in a perilous situation ».