Le leader de l’opposition a axé son intervention sur  deux points spécifiques, à savoir la dette publique et le déficit budgétaire. Selon le constat de Paul Bérenger, si le déficit budgétaire est « sous contrôle », c’est uniquement en raison des « coupures drastiques » dans les dépenses de l’État. Et de souligner que « ces réductions ne sont pas sans conséquence » par rapport à la réalisation de projets de développement. « Budjet deficit is kept under control but at the expense of governement capital projects », a dit Paul Bérenger.
S’agissant de la dette publique, le leader de l’opposition a fait ressortir que celle-ci avait déjà dépassé la barre des 60% du PIB en 2014. Il rappelle ensuite que le Fonds monétaire international « avait tiré la sonnette d’alarme » à ce sujet. Paul Bérenger estime que le gouvernement a « complètement raté son objectif concernant la déclaration faite l’an dernier par le ministère des Finances d’alors » pour ramener la dette publique à 58%. « D’après les chiffres officiels, la dette atteindra 64% en juin de cette année. That’s why I am saying that as regard to public debts we missed the target completely », a répété le leader du MMM.
Le leader du MMM est ensuite revenu sur l’affaire de l’ex-Bramer Bank et celle de la BAI. Il a ainsi dit à la chambre que le ministre des Finances de l’époque l’avait appelé le jour de la révocation du permis d’opération de cette banque pour l’informer, en tant que leader de l’opposition, de cette décision du gouvernement. « He told me that the State Bank of Mauritius is taking over with no problem. On nous a dit aussi que la SICOM prendrait aussi le relais pour ce qui est de la pension de l’ex-BAI. Ils se sont comportés comme si ces deux entités de l’État étaient leurs propriétés personnelles. On a fait croire à la population beaucoup de choses mais, dans la réalité, il y a eu une improvisation dans la manière dont ces  deux affaires ont été gérées jusqu’ici », a lancé hier Paul Bérenger.   
Le leader de l’opposition a exprimé également ses inquiétudes par rapport « à la manière dont le gouvernement utilise l’argent public pour l’injecter » dans la MauBank et la National Insurance Company. « You should not use public money to build up MauBank. Cette manière de faire va complètement à l’encontre d’une économie moderne », a encore dit Paul Bérenger avant d’espérer que le nouveau ministre des Finances, après la présentation du Budget, « woud find time to look at this situation very seriously ».