Une plaque commémorative à l’occasion de l’inscription au patrimoine national de la pagode Kwan Tee, située aux Salines à Port-Louis, a été dévoilée hier par le ministre de la Culture, Dan Baboo.
« Cette nomination comme patrimoine national va au-delà d’une simple reconnaissance car cette pagode est l’épicentre des traditions culturelles et religieuses de la communauté d’origine chinoise à Maurice », a déclaré ce dernier.
La pagode Kwan Tee est non seulement le plus ancien temple de Maurice mais également de tout l’hémisphère sud. Sa construction a débuté en 1839 pour se terminer en 1842. Fondée par Log Choïsanne, le pionnier de la communauté chinoise de l’île et dont le portrait est visible au temple, la pagode est dédiée au culte du dieu Guan Di — grand guerrier élevé au rang de divinité. Les fidèles viennent au temple pour demander protection avant de prendre des décisions importantes qui influenceront leur vie familiale et professionnelle, comme avant de s’engager dans le commerce, d’entreprendre un voyage à l’étranger ou de construire un bâtiment.
La pagode Kwan Tee fait partie des dix-huit lieux de culte et monuments religieux qui ont été classés sur la liste des patrimoines nationaux du National Heritage Fund par le gouvernement en avril dernier. Les autres sites religieux sont la mosquée Al-Aqsa (Plaine-Verte), le Aroul Migou Dhandayuthabani Swami Kovil (Clémencia), le Mitr Mandal Samaj (Sainte-Croix), le monument commémorant le centenaire de l’immigration indienne (Port-Louis), le monument de Maha Rana Pratab (Bell-Village), le Pandurang Kshetra Mandir (Cascavelle), le Shri Simhadri Appanah Alayam (Beau-Vallon), l’église Saint-François d’Assise (Pamplemousses), la cathédrale Saint-James (Port-Louis), l’église presbytérienne Saint-Jean (Port-Louis) et le Shivala Maheswarnath (Triolet).
Pour Dan Baboo, les sites religieux comportent non seulement des valeurs matérielles, mais également des valeurs immatérielles que nos compatriotes de différentes croyances religieuses préservent, perpétuent et partagent avec les générations présentes et futures.
« Cette richesse culturelle fait la beauté et la force de notre pays. Et, il est impératif que ces valeurs soient protégées, partagées et appréciées par la nation mauricienne. La sauvegarde et la promotion de notre patrimoine ne concernent pas uniquement mon ministère et le National Heritage Fund, nous avons besoin de la collaboration et du soutien de toute la communauté mauricienne », dit le ministre.
La cérémonie d’hier a coïncidé avec la célébration de l’anniversaire de Gian Di, qui est également connue comme la « fête mine » par la communauté sino-mauricienne. Cette cérémonie est marquée par des prières et des hommages aux anciens et la distribution de sachets de mines aux invités. La soirée d’hier a été également marquée par un spectacle de dragons chinois par le club Attila de Port-Louis.