• Des clauses d’un “Code of Practice” en préparation ne font pas l’unanimité

La campagne des pharmaciens en marge des élections du Pharmacy Council, prévues ce 9 mars, se déroule sur un ton plutôt bon enfant, contrastant ainsi avec les situations tendues qui ont prévalu à un certain moment entre différents groupes de médecins lors des dernières élections du Medical Council.

Au total, ils sont 15 à espérer obtenir un des huit sièges répartis entre des représentants des pharmaciens du secteur privé et du service public.

Cinq membres de l’équipe sortante posent en outre à nouveau leur candidature, arborant une confiance qu’ils justifient par le travail accompli durant ces trois dernières années, tandis que de jeunes candidats veulent faire entendre leur voix sur la question des conditions de travail « peu motivantes » des pharmaciens dans le privé ainsi que les heures d’ouverture « exagérées » d’un bon nombre de pharmacies commerciales.

Mais la question qui fait débats est le “Code of Practice”, dont le “draft” est prêt depuis longtemps, mais que l’équipe sortante n’a pu faire aboutir en raison de profonds désaccords au sein de la profession sur plusieurs points.

Soulignons d’emblée que l’Ordre des pharmaciens n’existe que depuis trois ans et que les élections prévues ce samedi visent à la mise en place du deuxième board de cet organisme, et ce pour un mandat de trois ans.

Cette instance de direction est composée de 15 membres, dont huit élus par la profession, soit trois pharmaciens du service public et cinq pharmaciens du privé. Ce scrutin se déroulera à la SSS Sir A. R. Osman à Phoenix de 9h à 15h, et sera placé sous la supervision de la Commission électorale. Les responsables du Pharmacy Council lancent un appel aux 515 “registered pharmacists” à venir voter.

Les candidats du service public sont : Harry Krishna Bucktowar, Rajduth Bundhun, Faizal Elyhee, Doorgeshsing Jawaheeer et Nazeera Bibi Kureembokus-Rumjaun.

Ceux du privé sont Abdool Rahman Burahee, Nitin Kumar Busguth, Mohammad Siddique Khodabocus, Manisha Parsad-Ramchurn, Christian Mario Wilfrid René, Arshad Muhamod Saroar, Mohammad Sabeer Sham, Hossen Sohawon, Krishtanah Vanapalli Tatayah et Shariff Toorabally.

Enfin, les sept autres membres sont un représentant du ministère de la Santé, un autre du PMO, un représentant du SLO, un autre du ministère de l’Education (une personne du secteur de l’enseignement supérieur) et trois nominés du ministre de la Santé.

En interrogeant quelques pharmaciens du public et du privé sur le fonctionnement du Pharmacy Council, on relève dans l’ensemble une note plutôt positive sur le bilan présenté par le conseil sortant. « Pour être honnête, j’étais très sceptique sur la raison d’être quand j’ai entendu la création de ce “Council” », nous dit ainsi un pharmacien d’une soixantaine d’années exerçant dans le privé.

Par la suite, il a changé d’avis : « Je constate que le premier board a commencé à mettre de l’ordre dans la pratique de la profession en venant avec des règlements pour le renouvellement de l’enregistrement des anciens et pour l’enregistrement des nouveaux venus. Il y a un contrôle rigoureux sur la profession et j’espère que cela durera. »

En revanche, notre interlocuteur est un de ceux qui contestent certains points d’une ébauche de “Code of Practice” que le Pharmacy Council a présenté aux associations de pharmaciens depuis un bon bout de temps. Ce “Code of Practice”, figurant dans la Pharmacy Council Act, devrait être une des priorités du prochain board du Pharmacy Council.

Mais des jeunes pharmaciens qui sont employés dans le privé ont pour leur part d’autres doléances pressantes, pour lesquelles ils demandent une intervention « au plus vite » du Pharmacy Council. Ils souhaitent ainsi que les candidats aux élections de ce samedi s’intéressent à leur sort et à leurs revendications.

À titre d’exemple, ils ne sont pas satisfaits des salaires qu’ils perçoivent ainsi que de leurs conditions de travail dans les officines du privé. Ils souhaitent également que les autorités régulent les heures d’ouvertures des pharmacies commerciales.

« Nous sommes conscients des problèmes auxquels sont confrontés des pharmaciens du privé et qui pourraient influer sur la pratique de la profession. Mais le Pharmacy Council n’est pas mandaté pour discuter de ces questions. Il n’y a rien dans la Pharmacy Council Act à ce sujet », répondent des responsables de cet organisme.

Et ces derniers de faire remarquer à ces jeunes pharmaciens que les conditions de travail des employés du privé relèvent de la responsabilité du ministère du Travail.

S’agissant des horaires d’ouverture des pharmacies commerciales, il revient au Pharmacy Board du ministère de la Santé, soulignent d’anciens membres du Pharmacy Council, de venir avec des règlements.