La Fédération of Pleasure Crafts Operators (FOPCO) demande que plusieurs choses soient revues, et ce, dans l’intérêt du tourisme local. Dans une conférence de presse, vendredi au centre Marie Reine de la Paix à Port-Louis, les représentants de l’association ont fait le point sur la situation des plaisanciers. Un grand rassemblement est prévu le 1er septembre à La Gaulette.
« L’on demande au gouvernement de revoir trois lois qui vont être passées », soutient Karl Lamarque, président de la FOPCO. Félicitant l’État pour les avancements dans le secteur, notamment au niveau des lois empêchant les boat-houses de proposer des excursions à leurs clients et exigeant que les opérateurs aient un permis de boat-house pour éviter toute activité illégale, Karl Lamarque dénote néanmoins plusieurs lacunes.
« Il n’y a pas suffisamment de contrôle et il nous faut un renforcement des lois, surtout par rapport aux fraudeurs », explique-t-il. Et d’ajouter que « la situation va de mal en pis, les cas de vol et violence sur touristes et plaisanciers sont en augmentation. »
L’association demande à cet effet le soutien de la police et de la Tourism Authority pour gérer ce problème qui semble dégénérer. Le deuxième point abordé a été le Dolphin Watching. « Il y avait des anomalies dans ces lois, ce qui explique pourquoi les autorités n’ont jamais pu aller de l’avant », explique Karl Lamarque. « On demande que les gens qui nagent avec les dauphins soient assurés. Il n’existe aucune assurance à cet effet à Maurice. De plus, il serait mieux d’avoir un seul permis pour les activités sur bateaux et la nage avec les dauphins », dit-il.
Par ailleurs, la fédération félicite la Tourism Authority pour avoir relancé le débat autour de ce problème. La FOPCO demande également que les décisions soient prises d’un commun accord entre les différents stakeholders. « On demande au ministre du Tourisme de revoir les conditions d’opération des bateaux de plaisance », soutient le président. Le but, selon lui, est d’augmenter la sécurité en mer sans pénaliser les plaisanciers.
La fédération a aussi réaffirmé sa position contre le projet d’aquaculture. « On pense que le gouvernement fait fausse route. 20 sites potentiels ont été identifiés sans consultation avec les stakeholders. Déjà à Mahébourg, l’on a eu plusieurs dégâts dans les fermes, que se passera-t-il avec les autres ? », s’interroge Karl Lamarque. « Akwakiltir pa aproprie pou lil Moris », martèle ce dernier.