Des semaines, voire des mois de prêche dans le désert. Personne ne semble entendre la petite voix qui annonce de grandes catastrophes écologiques. Quelles sont au juste les mesures envisagées et les précautions prises si demain le pays venait à être directement frappé par le dérèglement climatique ? La population a bien le droit de savoir. Et de connaître les directives. Encore faut-il en donner !

Certains des partis en lice ne semblent pas juger utile de mener campagne sur le climat. Lequel sera pourtant de chaude actualité dans pas longtemps. On rétorquera que le Mauricien lambda se moque du dérèglement… sauf si cela le touche de près. Ce n’est cependant pas une raison de ne pas préparer la population à adopter les bons gestes écologiques.

Le dérèglement climatique aura tôt ou tard une incidence sur notre beau pays, sur notre économie et, par extension, sur le monde de l’emploi (tourisme), notamment celui des jeunes. Prévoir une allocation-chômage semble à-propos. Cela dépasse le cadre de l’argument électoral. Réorienter l’économie ne serait pas superflu. Avis aux experts !

Je veux croire en une jeunesse consciente des dangers qui nous guettent. Sauf que les politiciens (ceux qui sont censés prévoir pour mieux gouverner) ont autre chose à faire (pour le moment) que de se soucier du temps que la météo annoncera demain ou dans cinq ans. Le comble serait de faire croire à la populace que Maurice sera épargnée… parce qu’elle est une île pieuse et protégée des dieux.

Soyons sérieux sur le climat. Nos politiciens semblent un tantinet s’en moquer. Et lorsque nos plages n’auront plus rien d’attrayant (quand les récifs auront disparu) et que Maurice, ce ne sera plus un plaisir, que proposera-t-on pour vendre les charmes du pays aux touristes ?

Il nous faudrait peut-être une sorte d’égérie vouée à la protection des récifs. Une sorte de Nicolas Hulot local qui se manifesterait durant la campagne électorale et après. Quelqu’un qui s’évertuerait à faire prendre aux candidats l’engagement de protéger nos lagons. À améliorer l’environnement. À lutter contre la pollution.

Outre les récifs et l’environnement, nous pourrions aussi avoir recours à des gens ayant des idées pour ce qui est de l’assainissement de nos villes et villages. Il est temps de songer au tri des ordures et de mettre les poubelles spécifiques à la disposition de la population afin de tenter de venir à bout du plastique usagé… ou le recycler. C’est bien beau de rêver, mais qui s’engagera à mettre tout cela en œuvre ?

Il est temps d’une réelle prise de conscience. Protéger nos lagons et limiter nos déchets plastiques sont de l’ordre du possible. Sauver la faune et la flore est important. Ce sera vital dans quelques années. Il importe que nous en soyons conscients. C’est un devoir patriotique. Le temps est venu d’instaurer la culture du tri. Ne serait ce qu’avoir une poubelle dédiée aux déchets ménagers et une au plastique. Aux autorités concernées de mettre ces poubelles à notre disposition.