L’Association for the Protection of the Environment and Consumers (APEC) s’interroge sur le rôle de la Consumer Protection Unit (CPU) dans la saisie et la destruction de produits contrefaits par la Mauritius Revenue Authority (MRA) cette semaine. Un total de 315 000 articles contrefaits ont en effet été détruits mercredi à Mer-Rouge. Parmi eux ont été retrouvées des imitations de grandes marques commerciales et des produits nocifs pour la santé, dont des médicaments.
Le président de l’APEC, Suttyhudeo Tengur, dit « ne pas comprendre » le rôle de la CPU « si ce sont des douaniers, travaillant sous la MRA, qui ont découvert et saisi ces articles ». Et de demander, à travers un communiqué de presse : « Comment voulez-vous que les douaniers qui ne sont pas formés – ou du moins pourquoi devraient-ils être formés dans toutes les affaires de contrebande – peuvent identifier, d’un seul regard, des articles contrefaits ? Des fois, ce ne sont pas les articles qui passent devant leurs yeux, mais de la paperasse. »
Il ajoute : « C’est le travail de la CPU d’arpenter les rues et les magasins pour vérifier les produits qui sont mis en vente. C’est sûr qu’elle tombera sur des produits contrefaits à chaque sortie de ses officiers. »
M. Tengur fait ressortir que la CPU est censée veiller aux droits des consommateurs et les protéger. « Ils auraient dû savoir où et quand de tels produits, qui passent souvent à travers les filets de la MRA pour plusieurs raisons, sont vendus aux consommateurs ignorants. N’est-ce pas aussi leur rôle d’éduquer les consommateurs sur la contrefaçon ? » questionne-t-il, avant d’ajouter : « Deux saisies de poissons avariés en une année, deux vérifications de prix et de poids des articles de consommation courante dans un supermarché une fois l’an, deux visites dans une boulangerie, et c’est fait… ils ont gagné leur pain. »
Le président de l’APEC demande au ministre de la Protection des consommateurs pourquoi la MRA fait le travail de la CPU dans ce combat contre la contrefaçon. « La CPU a des comptes à rendre aux consommateurs. Vivement qu’on nomme un vrai chef à la tête de cet organisme », conclut-il.