Un habitant de Saint-Julien d’Hotman, âgé de 30 ans, a comparu en justice ce mercredi. Une accusation provisoire de tentative de meurtre sur un policier a été retenue contre lui. La victime a reçu des coups de couteau au ventre, au bras, au cou, à la tête et au visage. Le délit remonte à la semaine dernière, mais ce n’est que mardi que ce constable de 28 ans, affecté dans un poste de police de l’est, a pu donner sa version des faits.

Selon le policier, le 17 mai, il était à bord de sa voiture avec sa petite amie de 23 ans, qu’il devait déposer à Caroline, lorsque, arrivé à proximité du bâtiment du conseil de district de Moka, dans la région de Quartier-Militaire, le suspect, avec qui il n’est pas en bons termes, lui a fait signe de s’arrêter. Le policier a obtempéré. Mais le trentenaire ne lui a pas donné le temps de réagir et devait ouvrir la portière du siège avant. Il s’est alors mis à gifler la copine du policier. Ce dernier est sorti de la voiture pour porter secours à la jeune femme.

Mais l’agresseur présumé, qui entre-temps s’est glissé entre les sièges avant de la voiture, devait se mettre au volant. Il a démarré le véhicule en trombe. Le constable s’est alors jeté sur le siège arrière et a tenté de maîtriser l’intrus. Au cours de cette lutte, la voiture a percuté un autobus de la CNT qui se dirigeait vers Curepipe. Mais personne n’a été blessé.

Après la collision, le trentenaire a tenté de s’enfuir. Mais le policier l’a pourchassé et a réussi à l’arrêter. C’est alors que le suspect a sorti un couteau et devait lui assener plusieurs coups. Le policier s’est écroulé par terre et saignait de plusieurs parties du corps. En courant, le suspect lui a lancé : « Kan mo pou gagn twa mo pou koup twa ! » Alertée, la police de Quartier- Militaire s’est rendue sur les lieux de l’agression et a emmené le policier à l’hôpital de Flacq. Comme ce dernier était blessé à la bouche, il ne pouvait parler.

Finalement, il a dénoncé le suspect cette semaine. Selon la police, c’est une affaire de coeur qui serait à l’origine de cette agression. L’enquête se poursuit sous la supervision de l’ASP Badal.