Le leader du Ptr a cherché à gagner la sympathie des militants du MMM lors de sa rencontre hier avec la presse à la suite de la réunion de l’exécutif de son parti. « Il est difficile de comprendre comment Paul Bérenger peut forcer les militants à servir le camp Jugnauth », a lancé Navin Ramgoolam. Il a déclaré que le meeting du 1er-Mai sera l’occasion pour l’assistance de découvrir qui sont le parrain et la marraine de MedPoint. Il a aussi annoncé la présence d’un « invité surprise » sur l’estrade de l’alliance Ptr-PMSD.
Navin Ramgoolam, avec à ses côtés Patrick Assirvaden, Lormus Bundhoo et Nita Deerpalsing, s’est d’emblée dit satisfait de la campagne de mobilisation de son parti en vue du rassemblement du 1er-Mai à Vacoas. Le leader du Ptr a affirmé avoir donné une fois de plus la garantie aux dirigeants travaillistes que les élections générales n’auront pas lieu avant 2015 alors que l’opposition « pe dir ki nou pou graine couma zamalak ».
Pour le leader du Ptr, il est difficile de comprendre comment Paul Bérenger peut forcer les militants du MMM à servir le camp Jugnauth. Navin Ramgoolam a estimé que tout monde se souvient comment le MSM, « qui représente moins de 3 % de la population », avait enlevé le siège de leader de l’opposition à Paul Bérenger. « Ils ont été élus avec le vote des militants et ont par la suite agi contre l’intérêt des militants ! Ils sont nombreux à être dégoûtés de la façon dont l’arrangement politique a été conclu avec le MSM. »
Navin Ramgoolam a fait état du traitement réservé par l’alliance MMM-MSM aux leaders de l’Union nationale et du MMSD, respectivement Ashock Jugnauth et Éric Guimbeau, ainsi qu’au MSM Sunil Dowarkasing. Interrogé par la presse, il a déclaré avoir rencontré Ashock Jugnauth avec qui il a eu une longue conversation et Éric Guimbeau qui se serait plaint d’avoir été utilisé par les mauves.
Le leader du Ptr a aussi dénoncé ce qu’il estime être un « langage de bassesse » utilisé par Paul Bérenger et sir Anerood Jugnauth et la façon dont ils s’en sont pris au Commissaire de police, à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) et au Directeur des poursuites publiques « alors que le pays est un État de droit ». Les choses, a avancé Navin Ramgoolam, vont se compliquer au sein de l’alliance MMM-MSM au moment de l’élaboration de la liste de candidats. « Avec une répartition 30/30, il sera impossible de satisfaire tout le monde ! »
Navin Ramgoolam est revenu sur ses accusations concernant « la tentative de coup d’État de l’opposition ». « Dans un système westminstérien, on a le droit de présenter une motion de censure. Il y a une différence entre une motion de censure et le fait d’approcher des personnes pour leur faire toutes sortes de promesses et des offres mirobolantes. C’est ce qu’on appelle un coup d’État. » Il a demandé aux dirigeants de l’alliance MMM-MSM de faire preuve de patience. « C’est comme le corbeau et le renard. Il faut que le corbeau lâche le fromage pour que le renard l’obtienne. »
Le leader du Ptr a par ailleurs renouvelé sa volonté de créer un hôpital pour les personnes âgées et les femmes. Il a aussi affirmé que Rajesh Jeetah, ministre de l’Éducation tertiaire, l’a informé vendredi avoir été interrogé pendant près de cinq heures par l’ICAC.
À d’autres questions de la presse concernant les critiques contre sir Seewoosagur Ramgoolam, il s’est demandé s’il fallait croire à la parole de sir Anerood Jugnauth, citant au passage ses déclarations passées contre Paul Bérenger. S’agissant des concessions faites au MSM en 2010, Navin Ramgoolam a précisé qu’on ne peut comparer 30 sièges aux 17 qu’il avait alloués à ce parti. À une question sur sa majorité parlementaire, le leader du Ptr a observé que 39 parlementaires ont adopté la motion pour l’élection du Deputy Speaker de l’Assemblée nationale.