2013 a marqué un tournant important dans les projets enclenchés par le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) depuis plusieurs années. En effet, 2013 a été l’occasion pour cet organisme tombant sous le ministère de la Jeunesse et des Sports de lancer une classe spécialement dédiée au sport-études. C’est le collège St Esprit à Quatre Bornes, institution faisant déjà partie de la structure de sport-études, qui a accueilli, depuis janvier 2013 une classe de 12 bénéficiaires en Form IV. Une nouvelle promotion de 13 athlètes a fait son entrée lors de la présente année.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le TFES a su faire les choses comme il se doit et a su surtout prendre le temps nécessaire pour bien poser les bases du sport-études. Dans un premier temps, les athlètes bénéficiaires étaient éparpillés à travers différents établissements scolaires. Ce qui est toujours le cas pour les filles qui étudient aux collèges Bon et Perpétuel Secours (BPS) à Beau-Bassin et aux Couvents de Lorette de Curepipe et de Quatre Bornes. En revanche, chez les garçons, les athlètes sont désormais regroupés au sein d’un même collège, soit le St Esprit.
Pour le Chief Executive Officer du TFES, Michael Glover, sans le soutien des recteurs des différents établissements scolaires, le sport-études n’aurait certainement pas connu le même succès. Michael Glover n’avait d’ailleurs pas manqué de remercier les recteurs pour leur grosse collaboration en décembre dernier. C’était lors de la cérémonie récompensant les meilleurs athlètes du TFES, à Ébène.
Le  projet de regrouper les bénéficiaires du sport-études au sein d’une même classe date de cinq ans. Il n’empêche que le trust n’a pas voulu brusquer les choses et a procédé par étapes jusqu’à la concrétisation en janvier de l’année dernière. Cette démarche, il convient de le souligner, a apporté un changement important dans l’encadrement même de l’athlète avec une prise en charge complète.
Cela dit, un bénéficiaire du sport-études profite d’un moyen de transport pour se rendre à l’école et aussi pour le retour à la maison après les entraînements. Qui plus est, il bénéficie aussi d’un petit déjeuner, de son déjeuner et d’un goûter. Sans oublier qu’il est suivi sur le plan médical. « Nous insistons aussi pour que le jeune ait un volume d’entraînement de neuf à dix séances par semaine. Car sans cela, nous ne pouvons prétendre au haut niveau », a indiqué Michael Glover.
En somme, l’athlète est mis dans les meilleurs conditions, afin qu’il puisse progresser, non seulement dans le sport, mais aussi et surtout au niveau académique. Car pour bénéficier d’une bourse sport-études et le conserver ensuite, il est impératif de briller dans les deux domaines. Cela, Michael Glover l’a clairement fait ressortir à maintes reprises. « C’est une condition que nous exigeons. Car le Trust Fund fait de gros efforts pour soutenir l’athlète dans sa préparation sportive, mais aussi au niveau académique. C’est dire qu’il est accompagné à tous les niveaux. J’ajouterai que nous soutenons aussi des entraîneurs », a-t-il fait ressortir.
Pour mener à bien ce projet, le TFES a pu compter sur le soutien infaillible du ministère de la Jeunesse et des Sports et du ministre Devanand Ritoo en particulier. « Au nom du board, je remercie le ministre Ritoo pour sa collaboration. Nous pouvons aujourd’hui dire que le vrai concept sport-études existe au collège St Esprit. Nous sommes très heureux de ce qui a été accompli jusqu’ici et nous travaillons maintenant à réunir les filles au sein d’une même classe. Nous espérons le faire d’ici un à deux ans », a déclaré le CEO du TFES.
D’autre part, Michael Glover se réjouit des résultats enregistrés en fin 2013 par les athlètes bénéficiaires du TFES. Il a, entre autre, cité les médailles d’or de Bradley Vincent – ce dernier va intégrer une université australienne – et celle en bronze de Mathieu Marquet aux Océanides de natation de l’île de La Réunion de décembre. Il a aussi souligné les médailles d’or obtenues par Julien Paul et Aaatish Lubah, lors des Internationaux d’Afrique du Sud de badminton, mais aussi celle de l’haltérophile Yvan Pierrot, lors des Championnats du Commonweath en Malaisie. Nous ouvrons une petite parenthèse au sujet de Yvan Pierrot pour indiquer que ce dernier est un athlète « récupéré » par le TFES dans le sens où il était proche de la retraite en raison d’un manque de soutien. Grâce au Trust Fund, il s’est vite remis au travail pour réaliser les résultats qu’on connaît.
Ces athlètes, comme les autres d’ailleurs, font la fierté du TFES, a indiqué Michael Glover. « Les jeunes issus de notre programme sont extraordinaires. Pour arriver à ce résultat, ils ont travaillé très dur. Nous sommes très fiers d’eux. Nous les avons bien encadré grâce au soutien que nous avons du ministère de la Jeunesse et des Sports et des fédérations », a-t-il souligné. Pour Michael Glover, le sport-études est là pour durer. D’autant, a-t-il fait remarquer, la structure est taillé pour permettre aux jeunes de progresser dans le sport et dans leurs études. « Les conditions sont réunies pour qu’ils réussissent dans les deux domaines. Aux jeunes maintenant de profiter pleinement de ce que le Trust Fund leur offre. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise en place de cette classe spécialement dédiée au sport-études constitue une grande avancée en la matière. Après avoir commencé, dans un premier temps, avec un tout petit groupe de six athlètes, le TFES compte aujourd’hui quelque 450 jeunes repartis au sein de ses différentes structures. L’exemple même de la réussite du TFES demeure sans conteste celui de la lanceuse Jessika Rosun et le nageur Oliver Ah Chin. Les deux ont non seulement brillamment réussi dans le sport, mais aussi dans leurs études. Jessika Rosun s’est même offert une belle médaille de bronze lors des Jeux de la Francophonie, l’année dernière à Nice, en France.