L’ex-Chief Executive Officer (CEO) du Conseil de District de Rivière-Noire, Soondren Karupudayan, réclamait des dommages de Rs 500 000 à la compagnie Emirates pour avoir annulé sa réservation sans aucune justification alors qu’il devait assister à une conférence de la Commonwealth Local Government Forum Mission (CLGFM) du 15 au 17 décembre 2010, à Malé, aux Maldives, accusant la compagnie d’aviation de manque de professionnalisme. Le magistrat Sewpal a cependant rejeté sa plainte, indiquant qu’il avait poursuivi Emirates à titre personnel alors qu’il devait voyager en tant que CEO du Conseil de District de Rivière-Noire.
En 2010, le ministre des Administrations régionales Hervé Aimée avait délégué Soondren Karupudayan pour représenter Maurice au forum de la CLGFM, initialement prévu du 26 novembre au 1er décembre. La CLGFM, à travers son agence de voyages Diversity Travel, de Manchester, avait acheté son billet auprès d’Emirates, avec escale par Dubaï, le 25 novembre, avant de rallier les Maldives. Cependant, la conférence avait été renvoyée au 15 décembre. Informé de ce changement, Soondren Karupudayan aurait, le 25 novembre, contacté le bureau d’Emirates à Maurice pour annuler la réservation alors que Diversity Travel aurait acheté un nouveau billet d’avion, toujours auprès d’Emirates. Le vol était prévu, toujours via Dubaï, pour le 13 décembre 2010.
À cette date, Soondren Karupudayan s’était rendu à l’aéroport de Plaisance, où il devait toutefois apprendre que sa réservation avait été annulée sans aucune raison. Le directeur de cette compagnie lui aurait alors fait comprendre qu’il devait revenir le lendemain. S’exécutant, il aurait attendu jusqu’à 23 h ce jour-là, mais n’avait finalement pas pu faire le voyage. Pour sa défense, Emirates avait soutenu qu’elle n’avait jamais eu de deuxième réservation et avait évoqué un point de droit pour demander que la plainte soit rejetée. L’homme de loi d’Emirates avait souligné que Soondren Karupudayan voyageait ce jour-là en tant que CEO alors qu’il avait logé sa plainte à titre personnel, soutenant également que le plaignant aurait dû déposer une plainte pour rupture de contrat et non pour “faute”.
« The Court is of the considered opinion that in view of the contractual relationship between the parties, the present action cannot be grounded in tort. It is amply clear that the alleged assurance and undertaking given to the Plaintiff by the manager of the Defendant cannot change a contractual obligation into one giving rise to an action in tort », a soutenu le magistrat dans son jugement.