Prakash Seeboo avait logé une plainte en Cour contre une certaine Sandyah Bolah pour « fausses déclarations ». Estimant que celles-ci lui ont porté préjudice, il réclamait Rs 500 000 de dommages. Mais la magistrate Maryse Panglose-Cala, siégeant en Cour intermédiaire, a rejeté sa plainte.
Le plaignant, Prakash Seeboo, réclamait en effet Rs 500 000 à Sandyah Bholah pour avoir consigné de fausses déclarations à son encontre, expliquant à la police qu’il lui aurait fait « des appels anonymes la mettant dans l’embarras ». L’accusé devait ajouter dans son affidavit que, ce faisant, il avait été poursuivi devant le tribunal de Rose-Hill, où les charges avaient été abandonnées. Ces fausses déclarations, dit-il, « avaient été formulées de mauvaise foi » et avaient pour objectif de lui faire « du tort ». En outre, il serait maintenant « méprisé » par ses amis et ses proches. Aussi a-t-il évalué les dommages et préjudices encourus à Rs 500 000.
La jeune femme devait pour sa part nier avoir consigné de fausses déclarations à la police, maintenant que le plaignant l’avait bien appellée à plusieurs reprises. Ce dernier a reconnu les faits, mais avait appelé la jeune femme « par erreur », expliquant qu’il cherchait en réalité à atteindre sa petite amie. L’affaire, estime-t-il, lui a fait du tort, car ayant été poursuivi en justice, il ne pouvait obtenir de promotion dans son travail car étant “under report”, la police ayant informé son bureau de son cas. Sans compter qu’il aura, selon ses dires, été affecté « moralement », son casier étant vierge avant le début de l’affaire.
Dans son jugement, la magistrate a noté que, selon les dépositions présentées en Cour, l’accusé avait, à plusieurs reprises, fait des appels anonymes à la jeune femme, la mettant dans l’embarras. Le PC Sookun, qui avait enquêté, avait d’ailleurs affirmé en Cour que Mme Bholah n’avait pas mentionné le nom de Prakash Seeboo, expliquant que l’identité de ce dernier avait été découverte par la police en épluchant les appels effectués à la jeune femme. De plus, la magistrate devait noter que l’accusé a concédé avoir appelé à plusieurs reprises Mme Bholah, même par « erreur ». Concernant l’interpellation de l’accusé, le jugement devait ainsi stipuler : « That it is clear that the arrest of the plaintiff on a provisional charge was not due to the ‘’faute’’ of the defendant since she did not give his name to the police. It was due to the plaintiff ‘s own ‘’faute’’ that he was under arrest and taken to court on a provisional charge before being released on bail. » Ce faisant, la magistrate a rejeté la plainte logée par Prakash Seeboo, ajoutant des frais à payer à la Cour.