Coach sportif à 38 ans, trilingue et mère de trois enfants, Anique Hillenbrand a été mannequin, formatrice, animatrice, responsable d’agence, entre autres. Rien ne l’y prédestinait alors qu’elle était considérée comme slow learner à l’école et que dans le système conventionnel, rien ne lui réussissait. Malgré deux épisodes de cancer, elle a trouvé la volonté pour réinventer son destin.
Aucune séance d’entraînement à animer aujourd’hui : la coach peut prendre un peu de temps pour elle-même. Pas nécessairement pour se la couler douce. Cet après-midi, la mère de famille ira récupérer ses trois enfants au travail et au collège : “C’est une chose que je me plais à faire, car je n’ai pas eu l’occasion d’en profiter quand j’étais enfant.” Ses parents et sa grand-mère étaient pourtant toujours attentifs à ses besoins. Ils l’ont soutenue quand elle a été mannequin, formatrice, responsable d’agence, animatrice radio et d’événements, entre autres projets auxquels elle s’est consacrée.
À l’époque, ce n’est pas qu’ils auraient refusé de venir la récupérer devant les portes du collège. Mais la charmante femme de 38 ans, qui maîtrise avec aisance le français, l’anglais et l’allemand, n’a jamais fréquenté d’établissement scolaire secondaire : “Quand j’ai fini le primaire, je ne savais ni lire ni écrire. J’étais ce que l’on appelle une slow learner. Durant mon enfance, dans les études, en sports et dans tout ce que j’entreprenais, j’étais toujours la dernière.” Partie avec du retard, elle a fini par rattraper le peloton et s’est souvent détachée et s’est retrouvée en tête. C’est ainsi que sa vie devient cette belle histoire qu’elle raconte : “Il faut faire comprendre que même si nous sommes des slow learners, tout n’est pas fini. Nous pouvons encore réussir dans la vie.”